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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 17/06/2014

La Chambre régionale des comptes pointe l’endettement de Bolquère

La chambre régionale des comptes a rendu public son rapport d’observations définitives sur la gestion de la commune de Bolquère-en-Cerdagne, qui accueille une station de ski. « Le choix de la thématique tient essentiellement au caractère critique de la situation financière de nombre de stations de ski de Cerdagne-Capcir, qui apparaissent structurellement déficitaires, dans un contexte économique difficile d’érosion de l’activité ski sur fond d’insuffisance de l’enneigement », précise la juridiction, qui a relevé le niveau important de l’endettement (2,3 M€) de la commune d’à peine 823 habitants. La chambre note une discordance entre le capital restant du et le capital remboursé, sachant que le montant du remboursement de la dette est de 0,27 M€ en 2012. La commune a fait appel à l’emprunt pour les travaux de l’hôtel de ville et la voirie.
Des budgets consolidés en baisse
L’analyse financière montre que les budgets consolidés baissent entre 2009 (1,5 M€) et 2012 (1,4 M€) même si la commune conserve « un niveau satisfaisant » de capacité d’autofinancement. Sur la période les dépenses de fonctionnement, principalement liées à la station de ski, sont passées de 3 à 3,8 M€. Ces dépenses ont notamment concerné les navettes ski-bus gratuites (+ 71 % du à la hausse de fréquentation). La chambre a attiré l’attention de l’édile, Jean-Pierre Abel, sur les frais des secours sur les pistes, même si la commune a réussi à améliorer le ratio de recouvrement des frais de secours (15 % non recouvrés en 2012, 25 % en 2007). En effet, le non paiement de ces frais est du à la clientèle étrangère, notamment catalane, qui constitue « 80 % de la clientèle de la station », et qui est majoritairement « connue et solvable », note la chambre. Les charges du personnel sont stables (1,1 M€), mais la chambre remarque des incohérences sur les effectifs, dues à la non comptabilisation des contractuels en 2007 et 2011. Du côté des recettes de fonctionnement, elles sont en hausse entre 2009 (3,8 M€) et 2012 (4,8M€). En 2011, 92 % des recettes sont du fait des impôts, taxes et DGF, « montrant une quasi absence d’autres ressources » indique la chambre qui pointe le fait que les taux de la fiscalité sont supérieurs à la moyenne nationale des communes de cette strate.
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