La base aéronovale de Nîmes (plus de 1 500 personnes) menacée de fermeture
Selon le site Internet du mensuel économique Capital, le ministre de la Défense Hervé Morin envisage la fermeture de plusieurs bases aériennes, dont celle de Nîmes. Son entourage aurait demandé à l’état-major de dresser une liste des sites « inutiles ou clairement menacés ». « Côté aéronaval, quelques bases mineures sont clairement dans le viseur », affirme Capital.fr, dont Nîmes, « qui compte une vingtaine d’avions de patrouilles et de liaisons utilisés principalement par des amiraux ». La fermeture de la base, qui emploie 1 538 personnes, civils et militaires, et fait travailler 50 personnes en sous-traitance, aurait également des conséquences directes sur l’aéroport civil (735 emplois). « L’armée gère le contrôle aérien, l’entretien de la piste et les services de secours, qui sont assurés par les marins-pompiers », explique un technicien de l’aéroport. Selon un porte-parole de la base, ces prestations sont fournies « à un prix infime par rapport aux frais qui seraient engagés par un aéroport civil ». L’aéroport de Nîmes-Garons supporte des charges d’exploitation annuelles de 1,5 M€, dont 500 000 € versés à la Défense. Les surcoûts de fonctionnement sont estimés par l’armée à 1,1 M€ en cas de fermeture de la base.Objectif : supprimer 10 % des effectifs Selon Capital.fr, d’autres bases sont dans le colimateur, dont Colmar, Cambrai, Reims, Orange, Dijon et Metz. « Objectif : supprimer 6 000 postes, soit près de 10% des effectifs de cette arme ». Le journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense, confirme sur son blog ces menaces de fermeture. Selon lui, « les états-majors plancheraient sur des scénarios de ‘rupture’, visant à restructurer en profondeur les implantations militaires en France. Pas moins de cinquante garnisons de l’armée de terre et dix bases aériennes pourraient en faire les frais. Si les politiques donnent leur feu vert, ce qui n’est pas assuré... au moins avant les municipales. »H. F.










