Pyrénées-Orientales
Viticulture
Jean-Louis Salies, nouveau président du CIVR

Jean-Louis Salies, président national du Conseil national des interprofessions vinicoles (CNIV) et président de l’Union des Vignerons Terres Romanes, a été élu à l’unanimité (deux abstentions), mardi 5 juillet, président du Conseil interprofessionnel des vins du Roussillon. Il succède à Fabrice Rieu (Nayandei, metteur en marché), pour un mandat de trois ans. Le nouvel élu arrive sur un terrain connu, puisqu’il a déjà occupé la présidence du CIVR de 2006 à 2009. « Sa fonction nationale est importante. L’interprofession viticole va avoir un rôle important à jouer dans le cadre de la loi de modernisation agricole et la nouvelle OCM » (organisation commune de marché, NDLR), concède le président des Vignobles Dom Brial et trésorier du CIVR, Roger Torreilles. Il a aussi salué la présidence de Fabrice Rieu, le qualifiant de « fer de lance qui a permis notamment de relancer la promotion des vins du Roussillon en développant les partenariats avec la Région, le Département et l’Agglomération de Perpignan. » Fabrice Rieu reste un homme clé du CIVR, dont il a été élu vice-président en charge de la promotion et de la communication, un domaine qui représente près de 75 % du budget.
Un budget 2010 de 4,3 M€
L’assemblée générale a aussi été l’occasion de présenter le bilan d’activité 2010, qui fait apparaître un budget de 4,3 M€, déficitaire de 213 290 € (un déficit de 264 000 € était prévu) dont 2,9 M€ HT consacrés à la communication. En 2010, le CIVR s’est mobilisé sur une quinzaine d’actions (présence dans des salons, animations et fédération du tourisme de terroir) et poursuit ses efforts pour accroître la notoriété des vins du Roussillon sur la scène internationale (Allemagne, Canada, Danemark, Asie, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne Royaume-Uni, Norvège, Suisse, USA). En baisse, les cotisations volontaires obligatoires représentent pourtant la colonne vertébrale du budget avec 2,8 M€, aux côtés des subventions qui ont atteint 1,2 M€. Afin d’élargir la représentativité de l’assemblée, le nombre de délégués est passé de 18 à 23 dans chacun des collèges producteurs et metteurs en marché. Autre fait marquant de cette assemblée, l’intégration de l’IGP Côtes catalanes (ex-Vin de Pays). « Le CIVR va accroître son champ de compétences, puisqu’il va couvrir 90 % de la production, contre 70 % aujourd’hui », précise Fabrice Rieu, juste avant que ne soit voté un avenant sur les mesures de régulation, un acte fort pris précédemment par l’interprofession pour maîtriser l’offre et les prix.










