Jean-Louis Guilhaumon (Région Occitanie) : « Un serious game pour capter les familles avec des enfants de 7 à 12 ans »
Baptisé Occitania, le « serious game » imaginé par la Région vise à découvrir, de façon ludique, quarante sites touristiques. L'application gratuite sera fonctionnelle l'été prochain, annonce à La Lettre M Jean-Louis Guilhaumon, vice-président de la Région chargé du tourisme.
Un « serious game » au sein de quarante sites touristiques en Occitanie: comment est né le projet ?
Ces dernières années, nous nous sommes rendu compte que les jeunes visiteurs s’ennuyaient, car ils n'étaient pas mobilisés, stimulés dans nos grands sites naturels, culturels et patrimoniaux, aux retombées économiques importantes pour la région. De là est venue l'idée de capter les familles avec des enfants de 7 à 12 ans. À cet âge-là, les enfants sont de grands prescripteurs. Le but est que l'Occitanie apparaisse comme une destination à découvrir, du château cathare de Montségur au Pont du Gard.
Comment ça marche ?
Disponible en français et en anglais, Occitania est une application une gratuite qui fonctionne sur tous types d'écrans : smartphone, tablette et ordinateur. Le jeu permet d’être en relation avec le jeune avant, pendant et après sa visite. De chez lui, il commence à jouer, sélectionne les grands sites qu'il compte voir. Dans sa quête, il est accompagné de deux dracs, Autan et Tramontane. Les gagnants auront droit à des gratifications qu'il reste à définir avec chaque office de tourisme. Cela pourra être des réductions sur des souvenirs.
Quand pourra-t-on y jouer ?
La phase de tests, avec des scolaires, commencera en décembre. Une campagne de communication est prévue en avril. Le jeu sera opérationnel dans quarante grands sites l'été prochain. Il faut donner le temps aux offices de tourisme de l’intégrer.
Combien cela a-t-il coûté ?
Le budget n'est pas encore arrêté car le projet est en cours, mais il est raisonnable au regard de ce que coûte ce genre de choses. Nous travaillons avec deux agences de référence, Inconito (basée à Toulouse, NDLR) et Succubus Interactive (à Nantes, NDLR).
