Inovie se renforce en France et en Europe
Le spécialiste des analyses médicales Inovie (4 800 salariés, CA : 560 M€, 17 filiales, siège à Montpellier) veut renforcer sa présence en France et en Europe. « Nous avons acheté un laboratoire parisien, ZTP, début 2021 et sommes en négociations exclusives avec trois autres acteurs français du secteur », indique Georges Ruiz, président, à La Lettre M. L’enjeu pour Inovie est de renforcer son maillage territorial dans l’Hexagone. Inovie affiche aussi des ambitions à l’international. « Nous sommes déjà présents à Beyrouth (Liban, NDLR) où nous avons un plateau technique de 1 500 m2 dédié aux analyses spécialisées et nous sommes gestionnaires des laboratoires d’analyses de la fondation Cheikh Khalifa à Casablanca (Maroc, NDLR), précise le dirigeant. Nous souhaitons maintenant nous déployer en Europe, en commençant par l’Espagne et l’Italie. »
Développer la filiale vétérinaire
Au-delà de ce déploiement territorial, Inovie souhaite développer ses activités dans l’analyse vétérinaire via sa filiale dédiée Inovie Vet (six personnes, CA : 1,5 M€, Montpellier). « Nous sommes sur le point d’intégrer dans notre groupe les laboratoires lyonnais Orbio et toulousain LAPVSO. » Ces opérations de croissance externe ont pour objectif l’acquisition de compétences technologiques complémentaires et l’enrichissement des expertises existantes. Inovie entend aussi mettre l’accent sur la génomique et l’anatomo-pathologie, ses cœurs de métier.
5 à 6 % de capex par an
Globalement, le groupe, qui a dû investir 40 à 50 M€ en 2020 pour s’équiper en matériel nécessaire à la réalisation des tests PCR, prévoit de revenir à une stratégie d’investissement classique avec « 5 à 6 % en “capex“ par an ». Des fonds fléchés donc vers de l’acquisition et des réhabilitations de sites. Ces projets font suite à l’entrée récente (fin 2020) du fonds britannique Ardian (100 Md$ d’actifs sous gestion) au capital d’Inovie, en tant qu’actionnaire majoritaire, à hauteur de 60 %. « Nous tablons sur 300 M€ d'investissements d'ici à 2025 dédiés à de la croissance externe », annonçait alors Georges Ruiz.
