Incendie chez Aubert & Duval : les causes encore inconnues et l'usine toujours à l'arrêt
Implantée à Pamiers en Ariège, l'usine métallurgique Aubert & Duval a subi un important incendie le vendredi 10 septembre. Un feu s’est en effet déclaré dans un bac acide et s’est rapidement propagé à l’ensemble d’un l’atelier de 400 m², générant une épaisse fumée noire. Un important dispositif a été déployé, afin de sécuriser les lieux. Aucun blessé n’a été constaté. Par « mesure de précaution », la préfecture de l’Ariège a appelé population et élèves appaméens à rester confinés jusqu’en fin de matinée. À ce jour, les causes de l’incendie restent inconnues et le travail n'a pas repris sur le site.
Aubert & Duval, un site non classé Seveso
Sous-traitant de l’aéronautique, Aubert & Duval fabrique notamment des pièces en titane, utilisées pour les trains d’atterrissage des avions. Une activité qui implique l’utilisation de produits chimiques. Pourtant l’usine ne figure pas parmi les 1 200 sites classés Seveso en France, classement établi en fonction des risques industriels des établissements. En cause : elle ne répond pas aux critères définis par cette règlementation, qui vise en particulier les sites chimiques et pétrochimiques, les dépôts pétroliers, les raffineries ou les dépôts d'explosifs.
Evaluer les impacts
Les unités spécialisées en risques chimiques doivent désormais évaluer les conséquences potentielles de ce sinistre. « Nous devons analyser si oui ou non il y a la présence de produits chimiques dans l’air. Si cela est le cas, nous devons en définir la concentration et ainsi construire une cartographie exhaustive des risques », explique le Service départemental d’incendie et de secours de l’Ariège.
Cet incendie est toutefois un nouveau coup dur pour Aubert & Duval, en difficulté depuis plusieurs mois. La crise de l’aéronautique a en effet entraîné la mise en œuvre d’un plan de réduction des effectifs, auquel n'échappe pas l'usine appaméenne qui, avec près de 1 000 salariés, apparaît comme le plus important employeur privé du département. Pour rappel, le groupe Eramet a acté la cession du site en août dernier.
