la lettre M

Hérault / Languedoc-Roussillon
| 21/11/2019

Immobilier : vers un rééquilibrage des mises en ventes sur la métropole de Montpellier

« La baisse des mises en vente de logements sur la métropole de Montpellier, comme sur l’ex-Languedoc Roussillon, s’est rééquilibrée sur le troisième trimestre 2019. C’est un signe positif lié certainement au déblocage d’opérations, annonce Laurent Villaret, président de la fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée (FPI OM, 50 membres) lors d’un point presse sur le bilan des neufs premiers mois de l’année, le 21 novembre. Les mises en vente pour l’ex-LR augmentent de 15 %, soit 1 199 logements sur la période (3e trim. 2019 vs 3e trim. 2018). Cette hausse atteint 76 % sur la métropole de Montpellier. « Si on analyse les mises en ventes lancées sur les neufs premiers mois de 2019, elles reculent de 15 % sur la métropole de Montpellier par rapport à 2018. Cela représente 675 logements qui ne sont pas mis sur le marché », pointe toutefois Laurent Villaret.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net

Réaménager le Pinel en zone B2
La baisse des ventes est encore plus marquée en ex-LR avec 1 167 logements vendus sur 9 mois, soit – 24 % par rapport à 2018. « L’explication tient au fort recul des marchés secondaires des agglomérations de Béziers, - 80 %, et de Narbonne, - 53 %. La perte du zonage B2 Pinel a contribué à effacer ces marchés secondaires. La loi du tout ou rien, ce n'est pas faire de la gestion de territoire. Aussi, j’appelle les services de l’État à aménager ces ex-marchés Pinel B2. Ces aménagements ne doivent pas pour autant venir alourdir nos actes administratifs, ni devenir une ligne budgétaire supplémentaire, explique le président de la FPI OM. Toutefois, les marchés du zonage B1 concernant les agglomérations de Perpignan (+ 8 %) et de Nîmes (+30%) jugulent cette érosion des ventes et contribuent à équilibrer le marché de l’ex-LR. » les marchés secondaires enregistrent eux aussi une hausse des prix de + 7,2 % au 3e trimestre 2019 vs 2018.

Les aires urbaines de Nîmes et Perpignan tirent leur épingle du jeu
Cette baisse des mises en vente sur la métropole montpelliéraine se répercute mécaniquement sur les ventes en recul de 17 % entre janvier et septembre 2019 (soit 417 logements) mais aussi sur les investisseurs (-18 %) et une tension sur les prix atteignant 4186 €/m(+ 6,6% au 3e trimestre 2019 par rapport au 3e trimestre 2018). Pour autant, si le recul des mises en ventes se confirment aussi sur l'agglomération de Nîmes et la communauté urbaine de Perpignan, elles enregistrent une hausse des ventes (+ 30 % et + 8 % respectivement) et de la part des investisseurs (+14% et +18% ). L’effet métropolisation renforce par ailleurs les tensions du marché de l’immobilier, constate par ailleurs la fédération des promoteurs. C'est notamment prégnant sur la métropole de Montpellier qui affiche un stock estimé à 9,3 mois (9,5 mois sur l’aire urbaine de Toulouse) alors que la norme est de 12 mois. « La métropolisation conduit aussi les services de l’État à fermer l’urbanisation entre les territoires : loi littorale, refus de l’étalement urbain, suppression du Pinel en zone B2 », complète le président de la FPI OM.

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