Groupe Ségneré mise sur la diversification et la fabrication additive
La société Groupe Ségneré, spécialisée dans l'usinage, la tôlerie, la chaudronnerie, mais aussi l'outillage et l'assemblage, a été impactée de plein fouet par la crise du secteur aérien. « Historiquement, nous travaillions à 85 % pour l'industrie aéronautique, explique à La Lettre M Pierre-Albéric Doublet, directeur du développement commercial. L'an dernier, notre chiffre d'affaires a ainsi chuté de 45 %, pour s'établir à 10 M€. Nous avons été tenus d'ajuster nos effectifs, en limitant cependant au maximum les départs non volontaires. » Désormais, l'entreprise compte 130 salariés, contre environ 170 avant la crise. Pour faire face, Groupe Segnéré, qui totalise plus de 80 certifications techniques, a planché sur une double stratégie.
Miser sur l'impression 3D
D'une part, il s'agit d'ajouter à ses métiers historiques une nouvelle activité, l'impression 3D industrielle. « Cette démarche était déjà engagée avant la crise, mais nous avons concrétisé les investissements afin de nous doter d'un laboratoire de trois jeunes ingénieurs incluant une imprimante NeoFab dédiée à la fabrication additive, indique Pierre-Albéric Doublet. L'objectif est d'élargir le champ des possibles en termes de production mécanique. Ce procédé nous offre la possibilité de développer une activité de prototypage de pièces à partir de matériaux composites haut performance. Et en parallèle, nous poursuivons nos investissements sur nos autres métiers en consolidant nos moyens de production et en digitalisant toujours plus l'entreprise. »
Se diversifier
D'autre part, la société basée à Adé (65) souhaite aujourd'hui muscler sa stratégie de diversification sectorielle. « Nous souhaitons poursuivre nos développements hors aéronautique », confie Pierre-Albéric Doublet. Un engagement déjà présent sur la feuille de route de Ségneré depuis le rachat en 2014 de la société tarbaise Sofip. Les secteurs visés en priorité : le ferroviaire, le spatial et la Défense. « Cette année, l'aéronautique civile devrait encore représenter 75 % de notre chiffre d'affaires, qui devrait se porter à 11 M€, estime le directeur du développement commercial. À terme, un ratio 60/40 serait intéressant. » Ségneré envisage de retrouver son niveau d'activité d'avant-crise – environ 16 M€ de chiffre d'affaires annuel – dans trois ans.
