Grippe aviaire : 2,5 millions de palmipèdes et volailles abattus dans le Sud-Ouest
Face à la recrudescence de cas d'influenza aviaire constatés dans les élevages de palmipèdes et de volailles du Sud-Ouest (231 foyers dont 166 dans les Landes et 24 dans le Gers), le ministère de l’Agriculture annonce un vide sanitaire sur une zone de 226 communes réparties entre les départements du Gers (39 communes), des Landes (161 communes) et des Pyrénées-Atlantiques (26 communes). Ainsi, alors que 1,2 M de palmipèdes et volailles ont déjà été abattus depuis le début de l’épidémie dans le Sud-Ouest le 16 décembre, ce sont près de 1,3 M de palmipèdes supplémentaires qui devraient être abattus en prévention dans les trois prochaines semaines. Dans cette optique, deux transporteurs, deux abattoirs de volailles et trois abattoirs de palmipèdes sont réquisitionnés, indique le Cifog, l’interprofession du foie gras. Une deuxième plateforme de dépeuplement est également en cours d’installation. Les étudiants en école vétérinaire seront également appelés à la rescousse pour accélérer le processus d’abattage. En parallèle des abattages préventifs, une interdiction de remise en place d’animaux est appliquée en attendant que la zone soit parfaitement assainie. Pour l’heure, le ministère de l’Agriculture n’indique pas la durée de ce vide sanitaire.
90 M€ d'aides versées lors de la crise précédente
Les éleveurs concernés par ces abattages préventifs seront indemnisés selon le même dispositif que celui mis en place lors de l’épidémie de 2020-2021. « Les élevages dont les animaux seront dépeuplés seront indemnisés dans les mêmes conditions que l’année dernière », indique le ministère, autrement dit en fonction de l’EBE (excédent brut d’exploitation) des années précédentes. Les éleveurs qui n’auraient, volontairement, pas respecté les mesures de prévention mises en place depuis l’apparition du virus (claustration des animaux) ne pourront pas prétendre à ces aides. « On les compte sur les doigts des deux mains », indique le ministère, qui promet qu'il fera preuve de « pragmatisme ».
À ce jour, les aides de la précédente crise de grippe aviaire n’ont pas toutes été versées. « 36 M€ d’aides sanitaires et 52 M€ d’aides économiques ont déjà été distribués, mais il reste encore des aides aux éleveurs et à l’aval de la filière à verser », précise-t-on au ministère de l’Agriculture. Pour éviter la récurrence de telles crises, des travaux de recherche sur une solution vaccinale sont en cours.
