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| | 17/04/2007

Grève : Merlin-Gérin disjoncte à Alès

Le site du fabricant de disjoncteurs Merlin-Gérin, filiale de Schneider Electric basée à Alès, est touché par une grève déclenchée par la CGT, le lundi 16 avril. Le syndicat entend protester contre « les efforts de productivité toujours accrus demandés par la direction », et « la dégradation des conditions de travail ». Il s’inquiète également d’une éventuelle « délocalisation vers la Bulgarie ».84 personnes sur 495, au moins, ont cessé le travail selon la direction, tandis que le syndicat parle d’un taux de grévistes de 60 %. Mardi 17, alors que les tractations se poursuivaient, les salariés ont durci leur mouvement en bloquant l’entrée des camions, pour protester contre le recours par la direction, selon eux, à des intérimaires pour remplacer les grévistes.+ 6 % de productivité demandésSelon Pierre Mounier, délégué CGT, la direction « nous demande toujours plus de productivité, + 6 % sur trois ans, alors que l’effectif ne cesse de baisser. Nous étions 620 en 2001 pour fabriquer 20 millions de pièces par an. Nous sommes maintenant 495 pour 25 millions de pièces ». Selon le responsable syndical, d’autres suppressions de postes sont prévues : « On demande aux techniciens de ligne de faire, en plus, le travail des conducteurs, ce qui va se traduire par la suppression d’une vingtaine de postes supplémentaires ». Conséquence de ces réductions d’effectifs, selon lui : « Les conditions de travail se dégradent à la limite du supportable. On compte une cinquantaine de maladies professionnelles, et 10 à 12 % d’absentéisme ». La direction souhaiterait également engager des négociations sur le temps de travail et la flexibilité. A terme, Pierre Mounier, qui affirme que \"les investissements sont quasiment nuls depuis 17 ans\", redoute une \"délocalisation vers la Bulgarie, où Schneider construit une usine de 14 000 m2\".Pas de délocalisation, selon la directionLa direction, de son côté, dément toute dégradation des conditions de travail. \"Au contraire, Schneider s’engage pour la sécurité et la santé au travail\", affirme Virginie Moine, directrice de la communication du groupe. Selon elle, le taux s’absentéisme atteint 4 % seulement et le site \"connaît une baisse du nombre d’accidents du travail\". Elle affirme par ailleurs qu’aucun poste ne sera supprimé dans le cadre de la réorganisation du \"projet d’évolution des compétences\".Une délocalisation \"n’est pas actuellement envisagée\", selon la direction. \"Alès sert de site-pilote pour notre usine bulgare, que nous sommes en train de moderniser. Ce site a vocation a alimenter le marché local, contrairement à Alès, qui a une vocation internationale\". L’usine d’Alès a été créée en 1971, dans le cadre de la reconversion du bassin minier, avant d’être racheté par Schneider Electric.H.F.

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