GPSO : Bordeaux Métropole valide sa participation de 354 M€ au prix d'une fracture politique
Divisés, les élus de Bordeaux Métropole ont finalement approuvé, le 25 novembre, leur participation de 354 M€ au Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (coût total : 14,3 Md€). Mais la question du financement des futures liaisons LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax a provoqué un véritable déraillement politique au sein de la collectivité bordelaise. À la tête d’une coalition PS/EELV jusque-là majoritaire, le président PS Alain Anziani, pro LGV, obtient un vote positif grâce aux élus de la droite, prenant soin de balayer les arguments en faveur des trains du quotidien avancés par le groupe EELV. « Nous faisons le pari que l’avenir s’appelle le train, pour les longues, courtes et moyennes distances », déclare-t-il en séance. « L’État nous impose de prendre une décision à la va-vite à cause des échéances électorales sur ce dossier, relève Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, qui pointe un plan de financement « bâclé » présenté seulement la veille aux élus.
Une avancée dans la course au financement
Si Bordeaux Métropole financera bien le GPSO, certaines collectivités de Nouvelle-Aquitaine opposent toujours un refus. En début de semaine, le Département de la Gironde, n’a pas validé sa participation de 281 M€. Ses élus ont même adopté à une large majorité une délibération sur la création d'un « fonds de concours pour le développement des lignes ferroviaires locales » de 170 M€ afin de « stimuler le démarrage » d'un RER « métropolitain » ou « girondin » avec Bordeaux Métropole. Fin octobre, les représentants du Département du Lot-et-Garonne n’ont pas non plus voté en faveur des 120 M€ demandés. Jacques Lasserre (Modem), président du Département des Pyrénées-Atlantiques, juge, quant à lui, « inacceptable » la facture de la LGV, d'un montant de 300 M€. Dans les Landes, les élus du conseil de Mont-de-Marsan Agglo conditionnent leur participation de 22 M€ à un démarrage des travaux « concomitant, entre l'Occitanie et ici », comme l’a déclaré, le président Charles Dayot. Enfin, les maires des 158 communes de la communauté d'agglomération du Pays-Basque, présidée par Jean-René Etchegaray, rechignent également à financer le projet. Ils doivent en débattre le 18 décembre. Les collectivités des deux Régions - Occitanie et Nouvelle-Aquitaine - qui doivent financer 40 % des investissements ont encore jusqu’au 31 décembre pour se décider.
