Languedoc-Roussillon
Eau - Environnement
Gestion de l’eau : présentation de quatre projets innovants
À la veille de l’ouverture de la première édition d’Hydrogaïa, le salon international de l’eau qui se déroulera du 25 au 27 mai au parc des expositions de Montpellier,le pôle de compétitivité Eau organisait ce mardi 24 mai une présentation de quatre projets régionaux retenus dans le cadre des appels à projet du fonds unique interministériel (AAP FUI)). Labellisé par le pôle Trimatec, co-labellisé par le pôle Eau et retenu dans le cadre du 11e AAP FUI, Lagumem est destiné à offrir aux collectivités territoriales une solution de réutilisation de leurs eaux résiduaires pour des applications dans le domaine de l’irrigation des cultures ou des espaces verts. Une technologie basée sur l’utilisation de membranes filtrantes immergées directement au cœur des lagunes d’épuration. Un projet porté par la société héraultaise L’Eau pure en partenariat avec Orelis environnement (Salindres, Gard) et l’université Paul Cézanne d’Aix Marseille. Le budget estimatif du projet s’élève à 1,975 M€. Toujours dans le cadre du 11e AAP FUI, la régie autonome de Port Camargue a dévoilé son programme de gestion globale et à flot des dragages de sédiments de port qui s’appuie sur la création d’un chantier pilote de 50 000 m3. Principale innovation apportée par ce projet, « le process de dragage, séparation, conditionnement des sédiments est embarqué sur une barge avec une valorisation en ligne, soit sans remobilisation ni reprise à terre des matériaux pour réaliser des aménagements de proximité. Remblais de pistes cyclables en l’occurrence » précise Michel Cavaillès, le directeur de la régie.
Partenariats entre instituts de recherche et entreprises
L’opération est conduite via un partenariat recherche – entreprise auquel sont associés les sociétés EMCC (94), BEC Frères, BRL Ingénierie, Sols Méditerranée, le CNRS, l’Armines (Ecole des Mines d’Alès) et l’Université Montpellier II. Budget estimatif : 4 M€. Retenu dans le cadre du 8e AAP FUI, le projet Hydroguard a comme finalité le développement d’un système de surveillance fiable, autonome, et automatisé des cours d’eau et du trait de côte des régions L.-R. et PACA. Plus généralement, il s’agit de permettre aux collectivités d’assurer une gestion durable des masses d’eaux et des territoires à l’aide d’installations fixes ou mobiles, déployées dans des lieux sensibles, ou transportables et installées sur des zones spécifiques en fonction d’alertes. Un équipement qui permet également le suivi des pollutions. Porté par l’entreprise Eseco basée à Lunel (Hérault), le projet associe Egis Eau (Montpellier), l’Armines et l’entreprise cannoise C2 Innovativ system. Budget : 3,3 M€. Enfin, le projet Neophil qui associe le CNRS de Montpellier, l’entrerpise toulousaine Polymem, Veolia Environnement, Arkema (92) et l’école supérieure de physiques et chimie industrielle de Paris (budget : 4 M€) vise à mettre au point en vue de leur fabrication industrielle une nouvelle génération, de membranes fibres creuses hydrophiles pour la filtration et le recyclage d’eaux résiduaires urbaines.










