Georges Vigouroux veut s’implanter dans le Languedoc
La société viticole et œnotouristique Georges Vigouroux (100 salariés, CA 2017 : 11 M€, siège à Cahors) envisage de racheter une nouvelle exploitation viticole en Occitanie, « dans les cinq prochaines années, du côté du Languedoc et du piémont du Massif central », précise à La Lettre M Bertrand Vigouroux, président. Cette stratégie de croissance externe permettrait de consolider le groupe, qui détient déjà deux domaines dans le Lot : le restaurant-château de Haute-Serre (60 ha) et l’hôtel-château de Mercuès (38 ha). 1 M€ est actuellement investi dans ce second site (modernisation de la salle à manger et de la cuisine, livraison fin mars). L’œnotourisme représente désormais 25 % de l’activité du groupe, contre 75 % pour la production et la commercialisation de vin, majoritairement à l’international. Après s’est développé aux États-Unis et au Canada, le groupe, dont l’export représente 60 % des ventes, cible désormais le marché chinois.
Fondée en 1887 par l’arrière-grand-père de l’actuel dirigeant, la société familiale mise sur un investissement continu. « Depuis 2008, nous avons investi 2,5 M€ dans nos infrastructures, indique Bertrand Vigouroux. Dans tous les domaines, nous nous devons d’atteindre un niveau international. C’est une condition sine qua non si nous voulons continuer à exister. Comme toutes les entreprises familiales, nous sommes des marathoniens, mais nous savons nous adapter en permanence. » L’homme voit par ailleurs dans le nom « Occitanie » une marque susceptible de participer positivement à son développement à l’export. « C’est un nom qui est vendeur, assure-t-il. Il a l’envergure d’une grande marque commerciale internationale. La création d’un vin IGP (Indication géographique protégée, NDLR) Côtes d’Occitanie aurait d’ailleurs beaucoup de sens ! »










