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Gare TGV Montpellier Sud de France : la concertation publique est lancée

Pour l’heure, ça n’est qu’un ballon au milieu des champs : difficile de se faire une idée de ce que sera la gare nouvelle de Montpellier, à l’horizon 2017, date à laquelle elle devrait être livrée pour un coût d'objectif 2011 de 135 M€. La réunion, ce matin, de plusieurs élus et partenaires du projet de gare nouvelle, dans une friche à l'orée de la campagne montpelliéraine, marquait surtout le lancement de la concertation. Cette zone encore peu urbanisée est l’un des axes forts de développement de Montpellier dans les prochaines années. Hélène Mandroux, maire de Montpellier, Robert Navarro, vice-président de la région en charge des transports, Michel Stroumboff, secrétaire aux affaires régionales de la préfecture, Jean-Pierre Moure, président de l’agglomération, avaient répondu présent à l’appel du maître d’ouvrage, RFF, et de son directeur régional, Christian Petit. La concertation doit durer jusqu’au 6 juin et permettre de recueillir des avis et des recommandations à même d’influencer le projet final : un atelier thématique sera ainsi organisé avec les acteurs économiques le 23 mai en collaboration avec la CCI et le CESER.
5 groupements en lice
Sur les 7 candidatures retenues, seuls cinq groupements ont finalement déposé une offre - ils avaient jusqu’à fin avril pour le faire, les enveloppes ont été ouvertes par RFF le 2 mai dernier. Le groupement SPIE et le groupement italien BDR ont finalement fait le choix de ne pas concourir. 4 finalistes seront désignés avant l’été, pour un choix définitif début 2014. « Nous avons fait le choix de nommer une garante de la concertation, en la personne de Laura Michel, a indiqué Christian Petit. Elle devra veiller à ce que le niveau d’information soit suffisant et que le public puisse s’exprimer. Les attentes et remarques seront portées à la connaissance des équipes candidates, elles devront les prendre en compte. »
La ligne Montpellier-Perpignan en filigrane
Derrière l’ouverture de la concertation de cette gare nouvelle se profile le projet qu’elle implique : la poursuite de la ligne nouvelle jusqu’à Perpignan, dont tous les détails ne sont pas encore arrêtés. « Nous nous battrons pour qu’elle se fasse à l’horizon 2020-2022, a indiqué Robert Navarro, pour la Région. Montpellier, ce n’est que le début de l’aventure. » Le vice-président en charge des transports a ensuite tenu à rappeler les implications financières de cette nouvelle infrastructure, et le rôle de chacun dans son aboutissement : « Cette ligne nouvelle va coûter au bas mot 7Md€. On va essayer d’obtenir 20 à 30 % de l’Europe, et si on y arrive on sera très fort. Mais ça ne sera pas suffisant. L’Etat devra trouver des moyens. Et les collectivités le long du parcours devront toutes mettre la main à la poche, pour rassembler au bas mot 1Md€. Et ça, il faut le prévoir dès maintenant : les budgets de 2017 à 2020 vont s’en trouver impactés et il faut l’anticiper. » Pour lui, cette manne publique ne sera même pas suffisante : « Nous aurons besoin de mettre en place un PPP pour réunir l’ensemble des moyens nécessaires. »
Une gouvernance de la multimodalité
Plus proche de la gare, la préfecture va organiser l’émergence d’une gouvernance pour la mise en œuvre du pôle multimodal qui va de fait exister autour de cette gare nouvelle. « Une gare ça se vit, ça n’est plus comme avant un endroit où on entre pour prendre un train », a insisté Christian Petit. « Il est essentiel de penser l’ensemble des réseaux de transport qui partiront et arriveront de la gare nouvelle », a renchérit Michel Stoumboff, fraîchement nommé secrétaire général aux affaires régionales à la préfecture, et pour qui c’était la première apparition publique. Une gouvernance qui devrait s’organiser dans les prochaines semaines.
Légende : de gauche à droite, Michel Stoumboff, secrétaire général aux affaires générales de la préfecture, Robert Navarro, vice-président de la région, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, Cyril Meunier, maire de Lattes et Christian Petit, directeur régional d'RFF à l'endroit où va être construit la gare. Les travaux doivent démarrer en 2015. Elle se situera juste à côté de l'actuel lycée Mendes-France, en face d'Odysseum, de l'autre côté de l'A9.










