Gardner Aerospace investit 2,5 M€ dans son outil de production
Implantée à Mazères, la société aéronautique Gardner Aerospace entend sortir des turbulences de la crise sanitaire grâce à un projet d’entreprise baptisé « Ambitions 2022 ». « La crise et l’arrêt des vols moyen et long courrier ont fortement impacté notre activité, explique Patrick Lagrange, directeur du site. Notre chiffre d’affaires a considérablement baissé entre 2019 et 2020, passant de 64 M€ à 34 M€. Bien que nous nous soyons stabilisés en 2021, nous nous devions de réagir et de transformer le site en profondeur. »
Avec l'appui de son groupe, présent en Pologne, en Inde, en Chine et au Royaume-Uni, l’entreprise a ainsi investi près de 1,7 M€ dans la réorganisation stratégique et logistique de ses 6 000 m² d’ateliers de Mazères. Lauréat de France Relance, le sous-traitant aéronautique de rang 1 a par ailleurs obtenu 875 k€ de subventions lui permettant d'investir dans de nouveaux moyens industriels. « Nos objectifs sont doubles : sécuriser notre chaîne de production et gagner en productivité afin d’être autonomes, réactifs et compétitifs aux yeux de nos clients et ainsi conserver les emplois sur le site », souligne le dirigeant.
Internaliser des activités
Pour cela, Gardner internalise l'une de ses activités principales : l’usinage, jusque-là en grande partie sous-traité. « Cela nous permet de réduire les cycles industriels tout en confortant nos métiers historiques : la chaudronnerie et les assemblages complexes », ajoute Patrick Lagrange. La société intègre ainsi plusieurs machines de fraisage et de tournage ainsi qu'une machine d’usinage 2D. « Ce matériel nous permettra de nous diversifier et ainsi de réduire notre dépendance commerciale vis-à-vis de certains grands groupes aéronautiques », estime Patrick Lagrange, qui souhaite par ailleurs « recruter de nouvelles compétences, si possible localement ».
Des nouvelles méthodes de travail en 2022
Au-delà de ces investissements, la société souhaite mettre en place de nouvelles méthodes de travail en vue de concevoir une « véritable usine du futur » axée sur de l'impression 3D, avec un renforcement de la supervision et la simplification des tâches. « L’amélioration et le suivi de la performance restent notre leitmotiv », martèle Patrick Lagrange.
