Fret : une autoroute ferroviaire entre Sète et Calais et une décision imminente pour le train des primeurs
L’est de l’Occitanie est au cœur des enjeux du fret ferroviaire. Suite aux annonces du Premier ministre en juillet 2020, l’État vient de lancer un appel à projets pour le développement d’une autoroute ferroviaire entre le port de Sète et Calais afin de limiter le nombre de camions sur les routes. « Ce nouveau service va améliorer la desserte ferroviaire entre les ports. En développant ainsi les corridors de fret ferroviaire transnationaux, le Gouvernement agit concrètement pour la transition écologique : une autoroute ferroviaire créée, c’est 20 000 camions en moins sur les routes chaque année », indique Jean-Baptiste Djebbari, ministre des transports, dans un communiqué. Cette consultation doit permettre d'identifier les projets des opérateurs, qui devront être opérationnels au plus tard en 2022 (dépôt des candidatures jusqu'au 16 mai). L’État pourrait proposer un accompagnement financier au démarrage.
Train des primeurs : une décision attendue courant avril
En parallèle, l’appel à manifestation d’intérêt lancé par l’État pour choisir l’opérateur qui exploitera le train des primeurs entre Perpignan et Rungis a mobilisé plusieurs opérateurs : SNCF Fret, ETMF (opérateur privé de fret ferroviaire), Viia, Novatrans (filiale de GCA), Marfret (spécialiste du conteneur frigorifique) et enfin CargoBeamer (transport de semi-remorques). « La décision de l’État est attendue courant avril mais on tend vers une relance du train conventionnel avec la SNCF, déclare à La Lettre M Mikaël Meusnier, représentant syndicaliste CGT Cheminot Perpignan. La solution de l’autoroute ferroviaire proposée par Viia semblerait compromise. Après avoir réalisé des investissements sur les quais, Semmaris, l'exploitant de la plateforme de Rungis, serait contraint de casser en partie ses quais afin de pouvoir installer un terminal adapté au transport combiné. » L’ouverture du train des primeurs pourrait être reportée à septembre au lieu de juin, relève le représentant syndical.
