Fil infos

Région Occitanie
|
Industrie
| 14/07/2016

French Tech : les métropoles en bonne position

Il faudra attendre le 25/7 pour savoir si le label French Tech sera renouvelé pour 3 ans, à Montpellier et à Toulouse. Et cela devrait être une formalité. Toutes deux labellisées en novembre 2014, les métropoles de l’Occitanie « se valent et sont toutes deux très dynamiques, résume une source proche de l’État, mais leurs profils diffèrent ». Les start-up de Toulouse sont « souvent connectées à la sous-traitance aéronautique et au tissu industriel. Celles de Montpellier s’appuient sur le secteur tertiaire et sont davantage positionnées sur le web, le multimédia et les jeux vidéos ». À Montpellier, une partie d’entre elles sera hébergée dans l’ancien hôtel de Ville, en centre-ville. Un lieu symbolique et central qui fait l’unanimité. D’après l’observatoire Trendeo, Montpellier est un concentré d’innovation, avec un ratio de 30 emplois dans les start-up pour 10.000 emplois tous secteurs confondus (taux le plus élevé de France). En nombre de start-up identifiées, Toulouse occupe la 2e place nationale derrière Paris, et celles-ci affichent 83 levées de fonds l’an dernier. Dans la Ville rose, « l’un des enjeux est l’accès aux clients, explique Philippe Coste, directeur délégué French Tech Toulouse, par ailleurs directeur de l’école d’informatique Epitech. À titre d’exemple, nous travaillons sur l’organisation à Toulouse, le 7/10, du Venture Point, dans le cadre d’EmTech. Et nous coordonnons entre le 22/9 et le 7/10 une série d’événements mettant en valeur les expertises des entreprises locales. » Autre enjeu : l’international. « Nous venons d’accompagner à New York, les 21 et 22/6, cinq entreprises du territoire à la French Touch Conference. » À Montpellier, la French Tech s’est structurée autour d’un conseil de 22 chefs d’entreprise. « Le collectif impulse les projets, met tout le monde autour de la table et incite à la mise en œuvre des actions », explique Philippe Boulet, directeur du développement économique de Montpellier Méditerranée Métropole. De ce conseil, sont nées plusieurs initiatives qui seront dupliquées au niveau national, à l’instar de BigUp4StartUp, un rendez-vous où les grands groupes pitchent leurs besoins devant un parterre de start-up. Par ailleurs, la sélection de la 1ère promotion de l’accélérateur Sprint LRMP, soutenu par le Parisien Numa, est en cours de finalisation. Les start-up héraultaises ont enfin glané 13 Pass French Tech, sur les 58 attribuées au niveau national. Un délégué French Tech, Laurent Biasetti, a été recruté en début d’année. Le gouvernement vient de labelliser, dans le cadre du French Tech Ticket, 3 incubateurs toulousains (Ekito, Airbus Bizlab et Connected Camp) et un incubateur montpelliérain (BIC) afin d’accueillir des entreprises internationales dès janvier 2017. Reste à identifier, à long terme, « ce que le label French Tech apporte concrètement aux entreprises, en termes de CA supplémentaire et d’export », conclut notre source.

Le 25 juillet, l’annonce de la labellisation de réseaux thématiques est aussi attendue. Montpellier s’est positionnée sur huit secteurs : santé, Agri-agrotech, IoT, Industrie Culturelle et Créative, Smart City, Sportech, Sécurité Numérique et Fintech. Toulouse a, quant à elle, déposé cinq dossiers sur l'IoT, les systèmes autonomes, la santé, les industries créatives et le retail. Les Hautes-Pyrénées sont également candidates (La Lettre M du 12/7) à l’obtention du label sur la transition énergétique, porté par le Département, les chambres consulaires, la communauté d’agglomération du Grand Tarbes et des acteurs privés (Alstom Transport, ERDF).

A.Léoty, Y.Perc, H.Vialatte
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie