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BTP
| 23/07/2014

Entre tradition et modernité

GA est l’une des plus belles entreprises de la région et elle est notoirement inconnue. Ses concurrents sur le marché de l’immobilier d’entreprises sont Bouygues Immobilier, Eiffage Construction, Vinci Immobilier... et elle rafle des contrats devant ces « majors » du BTP.

Renouvellement de la gouvernance
Historiquement, la stratégie de gouvernance de GA a été la promotion interne des meilleurs de ses cadres dirigeants. René Soum, Samir Rizk, Robert Dagrassa... illustrent cette philosophie. Le changement étant maintenant, le groupe innove en allant chercher son nouveau, et jeune, président du directoire, Sébastien Matty, à l’extérieur, chez Bouygues. Il vient de prendre la suite de Robert Dagrassa à la présidence du directoire. Changement aussi à la présidence du conseil de surveillance où son président Léon Bressler, représentant de l’actionnaire majoritaire, le fonds Perella Weinberg, quitte cette fonction, tout en restant membre de ce conseil, pour céder la présidence à Robert Dagrassa. Les premiers pas du patron opérationnel du groupe vont dans le sens de la continuité (garder la spécificité, rare aujourd’hui, d’un groupe très vertical, avec un forteADN « maison ») et du changement. Aujourd’hui, c’est donc l’arrivée aux commandes d’une nouvelle génération.
Rappelons que GA réalise, clés en main, des bâtiments logistiques, tertiaires, industriels et mixtes (bureaux, production et stockage). Il est, à la fois, concepteur, constructeur, promoteur, investisseur et gestionnaire.

L’avenir capitalistique du groupe
C’est l’aspect le plus incertain de GA. Son capital est détenu par le fonds Perella Weinberg à hauteur de 60 % et par 189 salariés du groupe qui ont investi 27 M€, via la société Galilée, pour les 40 % restants. L’actionnaire majoritaire a indiqué que pendant les trois prochaines années, il comptait rester dans le capital du groupe. Cette durée est exceptionnelle dans les pratiques des fonds d’investissement. Il est majoritaire dans le capital du groupe depuis son entrée en 2006. L’avenir capitalistique se posera donc d’ici 3 ans et si les dirigeants ont le temps d’anticiper, le futur du groupe reste incertain. GA reste une « société d’ingénieurs alliant la fibre sociale à l’efficacité économique ». Caractéristiques rares dans le secteur, le groupe reste très intégré et le siège social n’est pas localisé à Paris mais à Toulouse (pas loin de Ouagadougou vu de la capitale). La holding compte 4 filiales détenues à 100 % : GA Entreprises (construction neuve) ; GA Rénovation (réhabilitation) ; GA Promotion (Promotion/Investissement) ; et GA Service (Property Management). Elle dispose de 4 implantations en France (Paris, Sainte-Croix-en-Pente (68), Lyon et Nantes.

Nouveautés technologiques
Plusieurs nouveautés technologiques mises au point par ses équipes de R&D arrivent sur le marché : le groupe s’engage à construire des bâtiments, en R+1 ou R+2, de 1 300 m² à 2 600 m² en 120 jours ouvrables (Concept Office). Ainsi, le nouveau siège social construit en 7 mois, à énergie positive, qui sera une exposition de tout le savoir-faire du groupe ; la maquette numérique 100 % intégrée de la conception à l’exploitation (Full BIM) ; la conception thermique haute efficacité, le groupe s’engage sur la consommation énergétique, il dit économiser 40 % d’énergie sur la RT 2012 (Activ Concept) ; nouvelle « peau » des bâtiments à réhabiliter (NewSkin).

Les voies de développement
Tout en restant présent dans les métiers où le groupe est honorablement connu, Sébastien Matty a avancé plusieurs pistes de développement sur des secteurs collatéraux à son cœur d’activité : les résidences (hôtelières, étudiantes, Ehpad...), les marchés extérieurs (USA, Allemagne...). Enfin, GA entend accélérer son activité récente dans la réhabilitation. Celle-ci représente entre 15 et 20 % du chiffre d’affaires du groupe et il doublera, presque, en 2014 par rapport à 2013. Sébastien Matty veut augmenter encore la capacité d’innovation, raccourcir les délais de construction (grande spécialité de la maison) qu’il veut réduire encore de 20 à 30 %, rendre plus performante la forte intégration de la structure (conception, fabrication, construction, exploitation). Cette activation des atouts du groupe qu’il dirige et qu’il qualifie de « start-up de 150 ans », c’est la nouvelle « feuille de route ».

J. Subirats

Chiffres

135 M€ de CA en 2013
8,5 M€ résultat net en 2013
400 salariés
5 usines dont 3 de fabrication de structures (Toulouse, Colmar, Rouen) et 2 de fabrication d’équipements (Labège et L’Aigle dans l’Orne)

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