Pyrénées-Orientales
Institutions
En 2012, Perpignan n'augmente pas ses impôts, mais baisse ses investissements

Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, annonce son intention de ne pas augmenter la fiscalité en 2012, lors du débat d’orientation budgétaire qui s’est tenu ce 2 février. Toutefois, il ramène le niveau de l’investissement à 37 M€ (soit 337 € par habitant) contre 43 M€ en 2011, alors qu’il était de 100 M€ en moyenne depuis 2006. L’investissement portera principalement sur la proximité, via la propreté (8 M€) ou encore la sécurité (6,2M€). Il sera financé par un autofinancement (5 M€), des subventions (5 M€), le FCTVA et la taxe d’aménagement (7 M€), et par un emprunt (17 M€). « À cela s’ajoute la vente de biens qui ne rentrent pas dans le projet communal pour 3 M€, ajoute le maire. La Ville a réalisé un inventaire exhaustif de ce type de biens, 117 au total estimés par les domaines entre 6 et 7 M€. » Elle va aussi réaliser prochainement un audit sur la territorialisation de l’action municipale.
Dotation d’Etat en baisse
En 2012, la DGF devrait représenter 30 M€ (19 % du budget principal) et sera complétée par un fond de péréquation. « La baisse des dotations de l’Etat va se poursuivre, même si la population augmente et en réduit les effets », poursuit le maire. Avec 11,9 % de progression de population, l’attractivité de Perpignan est proche de celle de Montpellier et Toulouse. Une tendance qui génère un besoin accru de services, mais qui profite fisclament à la Ville.
Un stock de dette en baisse
Le stock de la dette a baissé de 7 M€ en deux ans pour atteindre 231,5 M€ en 2011, alors que les actifs de la Ville sont évalués à 739 M€. « La dette par habitant diminue depuis 4 ans. Elle atteindra 1 928 € par habitant en 2012 contre 2 235 € en 2004 » souligne-t-il. L’annuité baisse de 8 % en 2012 (25,6 M€) alors que le délai moyen du remboursement du stock de dette a été ramené à 9,6 ans en 2011 (15,6 ans en 2009). La Ville s’est engagée dans la maîtrise des dépenses de fonctionnement : stabilité de la masse salariale 89 M€ (+ 1,4 %), réduction de 60 % de la consommation d’eau en 10 ans, réduction de 40 % de la consommation d’électricité, réduction de 18 % des achats en deux ans.
900 logements en cours de construction
Malgré la crise, les droits de mutation ont augmenté en 2011 (4 M€) grâce à la loi Scellier (76 % des DM). « 2012 ne sera pas catastrophique. Nous avons 900 logements en cours de construction qui seront livrés en 2012 au Parc Ducup, Serrat d’en Vaquer... », note le maire, qui bénéficie d’une croissance de ses bases de taxes foncières (habitat et foncier économique). « La part relative au secteur économique a progressé de 4 points en 10 ans. Il s’agit notamment des gros investissements industriels réalisés par Cémoi, Républic Technologie ou encore les entreprises de Saint-Charles ».










