la lettre M

Hérault
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Biotechs - Santé / Numérique
| 21/09/2021

e-santé : pourquoi Wefight lève 10 M€ ?

Wefight (65 salariés, dont quinze au bureau parisien et cinquante au siège à Montpellier, 350 000 patients) boucle une levée de 10 M€. L’entreprise, qui conçoit un agent conversationnel doté d’une intelligence artificielle (chatbot en anglais) destiné à accompagner les patients atteints de cancers et de maladies chroniques, se donne ainsi les moyens d’accélérer son internationalisation. Déjà disponible en France, Allemagne, Italie, Espagne et Canada, le chatbot devrait être lancé prochainement en Allemagne - Wefight prévoit d’ouvrir un bureau à Berlin -, aux États-Unis et en Amérique Latine. « Depuis la semaine dernière, nous avons lancé la Colombie, précise Benoît Brouard, co-fondateur et dirigeant, à La Lettre M. Suivront le Chili, l'Argentine, le Costa-Rica, le Mexique et le Brésil. » Vingt-six postes et stages sont actuellement à pourvoir au sein de l’entreprise.

MedVik
La levée de fonds doit aussi soutenir le développement de nouvelles versions du chatbot « Vik » afin de cibler le plus grand nombre de pathologies. « La semaine dernière, nous avons lancé une version destinée à la leucémie myéloïde aiguë », indique Benoît Brouard. Et nous venons d'en déployer une autre pour la sclérose en plaques. » Autre objectif : « Enrichir l'écosystème Vik avec de nouveaux produits complémentaires comme MedVik, une plateforme - sous forme de tableau de bord - dédiée au télé-suivi. Elle permet aux professionnels, depuis leur établissement de santé, de suivre l’état de santé de leur patient à distance », précise l'entreprise. « Un premier pas vers le développement d'algorithmes pour prévenir les complications et les rechutes des patients », poursuit-elle. L'effectif de Wefight devrait dépasser la centaine de salariés d'ici fin 2022, estime la direction.

Levée
Digital Health Ventures (fonds allemand spécialisé dans la santé connectée), Impact Partners (fonds français à impact), mais aussi ses investisseurs historiques Investir&+ et les Business Angels du réseau BADGE participent à l'opération ; ainsi que des partenaires bancaires (Bpifrance, BPS et BNP) via de la dette - pour près de 3 M€ selon nos informations. Partenaire, en 2019, de la première levée de fonds de 1,8 M€, Melies Business Angels n’a pas participé à cette opération car les montants ne correspondent pas à de l’amorçage, segment sur lequel est positionné le réseau. Pour autant, Melies Business Angels « reste aux côtés de Wefight qui va poursuivre et accélérer son développement », souligne Jean-Paul Alic, président, à La Lettre M.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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