Démographie : ce qu'il faut retenir de la dernière étude de l'Insee
Entrée en vigueur ce 1er janvier 2022, la population légale millésimée 2019 de l'Occitanie s'établit à 5 933 185 habitants. Communiqué fin décembre par l'Insee, ce chiffre s'intègre dans une étude plus vaste, qui nous apprend que l'Occitanie se classe en 5e position des régions françaises (derrière l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, les Hauts-de-France) et a gagné, chaque année entre 2013 et 2019, 41 600 habitants en moyenne (l’équivalent de communes telles qu’Alès ou Castres). Une démographie certes dynamique (+ 0,7 % par an contre + 0,4 % en France métropolitaine) mais moins que sur la période de référence précédente (+ 1 % entre 2008 et 2013) et qui s'explique majoritairement par l'excédent migratoire (le 2e plus fort de France, hors Mayotte). En revanche, le solde naturel (différence entre les décès et les naissances) se dégrade en Occitanie (+ 3 600 personnes par an sur 2013-2019 contre + 10 100 par an sur 2008-2013) comme dans presque toutes les régions de France, sous l’effet d’une baisse de la fécondité et d’un vieillissement de la population. À + 0,1 %, il est aujourd'hui l'un des plus faibles de France métropolitaine (+ 0,9 % en Île-de-France et + 0,3 % en Auvergne-Rhône-Alpes).
Les agglomérations de Montpellier et Toulouse très dynamiques
Sans surprise, c'est en Haute-Garonne (1 400 039 habitants, + 1,3 %) et dans l'Hérault (1 175 623 habitants, + 1,2 %) que la population augmente le plus fortement, tandis que celle-ci est quasi stable dans des départements plus ruraux, comme l'Ariège, l'Aveyron, le Gers, le Lot, la Lozère ou les Hautes-Pyrénées.
utres enseignements de l'Insee : avec 458 189 habitants, Montpellier est l'agglomération de plus de 100 000 habitants de France métropolitaine où la croissance démographique est la plus forte entre 2013 et 2019 (+ 1,7 % par an). Le gain de population est également important dans les agglomérations de Toulouse (1 035 280 habitants, + 1,4 % par an), Lunel (+ 1,1 %), Montauban (+ 1 %), Narbonne, Saint-Cyprien et Béziers (+ 0,8 %). À noter que seule l'agglomération de Nîmes a perdu des habitants depuis 2013 (183 471 habitants en 2019 contre 184 557 six ans plus tôt), du fait d'un important déficit migratoire (- 0,5 % par an).
> En savoir plus : Populations légales au 1er janvier 2019 : 5 933 185 habitants en Occitanie
