Dans dix ans, « le vin bio sera la norme » selon Gérard Bertrand
Tandis que le salon professionnel Millésime Bio a définitivement fermé les portes digitales de son édition 2021 après deux jours de bonus les 18 et 19 mars, le producteur-négociant en vin audois Gérard Bertrand, à la tête du groupe éponyme, confie à La Lettre M sa conviction que « dans dix ans, le bio sera la norme ». À commencer chez lui : les vignes de ses seize châteaux et domaines (880 ha) sont désormais toutes cultivées en agriculture biologique et biodynamique. « En ce qui me concerne, mon engagement en faveur du bio et de la protection de la biodiversité va au-delà du business, assure-t-il. Dans tous les cas, nous n’avons pas le choix, nous n’avons qu’une planète et avoir des sols vivants est une garantie de qualité sur du long terme, une réponse à l’enjeu du stockage de carbone notamment. »
La grande distribution demandeuse
Sur le marché de la grande distribution, « la demande est très forte, de la part des consommateurs et donc des enseignes qui veulent développer leur programme bio. D’ici trois à cinq ans, elles auront doublé leur approvisionnement sur ce segment. » En ce qui concerne les vins Gérard Bertrand sur ce réseau de distribution, « plus de la moitié sont bio, poursuit le dirigeant. Encore cinq ans et nous atteindrons les 80 %. » Parmi les marques fer de lance du groupe : Autrement pour le vin bio et Naturae pour le vin sans sulfites. « La marque Change représente les vins en conversion vers le bio sous le label régional Cab. Il y a deux ans, nous avons lancé Solar6 et Pollinat’ en IGP cévennes, bio et Beefriendly », indique-t-il. À propos du label régional Cab, « le consommateur a mis du temps à comprendre ce que c’était. Ce label il n’a été lancé qu’il y a deux ans, il faut lui laisser le temps. »
