Croissance bleue : un premier projet à Banyuls
Le premier projet « Croissance bleue » enfin labellisé
Le vice-président de Région Occitanie, Didier Codorniou, président du Parlement de la mer implanté à Sète, annonce le 24/1, lors de l’assemblée générale du Cépralmar*, que « le premier projet croissance bleue sera voté lors du prochain conseil régional », du 2/2. « Il s’agit d’une structure implantée sur le littoral de Banyuls, réalisée en concertation avec une université locale. Ce projet fait partie de la centaine de dossiers étudiée avec la présidente Carole Delga dans le cadre du Plan Littoral 21. Nous avons commencé par définir trois orientations ainsi que les critères correspondants à la 'Croissance bleue', dont neuf secteurs ont été identifiés. »
Par ailleurs, le président du Parlement de la mer a non seulement renouvelé son soutien à la filière conchylicole, durement touchée en ce début d’année 2017, mais aussi proposé une nouveau plan de communication autour de l’huître. « Pourquoi ne pas réfléchir, à l’image de la route du sel, à la promotion d’un itinéraire de dégustation de coquillages traversant les quatre départements côtiers de notre région ? »
De son côté, André Lubrano, président du Cépralmar, financé à 90 % par la Région, a souhaité rassurer les professionnels de la filière huîtres. « Le problème, explique le directeur du comité régional de la conchyliculture de Méditerranée (CRCM) Denis Regler, c’est que quand il pleut 30 ml, on se retrouve avec l’étang fermé et marqués au fer rouge par la grande distribution. » Fin 2016, des bassins de rétention d’eaux usées auraient débordé dans l’étang, causant une pollution et donc, l’arrêt total de la consommation de coquillages. François Commeinhes, président de la communauté d’agglomération du bassin de Thau (dont la première séance se déroule ce jeudi 26/1, à Sète, salle Brassens, NDLR), estime quant à lui : « On vit dans un État de peur. Les fermetures sanitaires de l’étang privent de travail plus de 1.000 personnes. Il faudrait peut-être revoir les principes de précaution et les règles qui les régissent… ». « Nous savons que des solutions existent ailleurs, précise Denis Regler du CRCM, pourquoi pas ici ? » Ces solutions, expliquées par Matthew Herbert chargé de mission au Cépralmar, sont issues d’une expérimentation menée à Salses (Pyrénées-Orientales). « Nous avons essayé le stockage à terre de longue durée en maintenant 100 kg d’huîtres par mètre cube dans du bullage alimenté en eau. »
* Centre d’étude et de promotion des activités lagunaires et maritimes.










