Clash au Congrès des Régions à Montpellier
Le Congrès des Régions le 30 septembre à Montpellier se plaçait sous le signe de la « confiance », mais la « déception » et « l’amertume » régnaient à la clôture. Le Premier ministre Jean Castex a douché les attentes des Régions sur la décentralisation et le partenariat. « Nous sommes choqués du ton, condescendant, et l’analyse de la situation est très éloignée de la réalité, a réagi Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et de Régions de France. On nous demande d’être financeurs d’actions décidées sans nous, comme le Ségur de la Santé, les PIC (plans d’investissements dans les compétences, NDLR) et sans doute le prochain plan France 2030. Nous ne sommes pas des exécutants de l’État ou des délégataires des politiques nationales. » Carole Delga affiche aussi des inquiétudes sur les finances des Régions : « Nous avons une grande incertitude sur nos ressources. » Dans le viseur, la baisse des dotations des Régions de 50 M€ prévue dans le projet de Loi de finances 2022, la refonte du système de péréquation entre les Régions, la compensation tarifaire sur les transports. Son appel à l’insertion d’un volet sur les infrastructures de transports dans les Contrats de Plan État-Région (CPER) a obtenu du Premier ministre la possibilité « d’accords spécifiques ou d’avenants pour début 2022 ».
Pour sa part, Jean Castex a souligné à Montpellier « une reprise très dynamique » et souligné que « beaucoup d’entreprises n’arrivent pas à recruter ». Il a rappelé le renforcement par l’État des PIC annoncé le 27 septembre. Il a aussi évoqué une suite du Plan de relance dans des secteurs stratégiques, qui « identifier cinq à dix secteurs d’avenir et mettra le paquet sur l’investissement. Il associera les Régions. »
