la lettre M

Région Occitanie
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Hôtellerie - Restauration
| 29/06/2021

C’est la reprise pour les traiteurs, en convention près de Montpellier

« Les mariages ont repris, nous en avons tous les jours, les salles se sont adaptées », assure Bernard Cabiron, président du traiteur éponyme (50 salariés) et vice-président aux affaires institutionnelles et à la formation de l’association Traiteurs de France. Ce mardi, il a reçu à son atelier de Garosud à Montpellier le ministre des PME Alain Griset, le préfet de l’Hérault, des élus locaux, et ses confrères Traiteurs de France (37 sociétés, 1500 salariés), venus à Montpellier pour une « Convention de reprise ». Saluée comme un interlocuteur « professionnel et crédible » par le ministre, la fédération se présente comme « le plus grand réseau national de traiteurs organisateurs de réception haut de gamme ». En Occitanie en sont membres Cabiron, Jardins & Saveurs (Séméac, Hautes-Pyrénées), Falcou Traiteur (Toulouse) et Le Clos des Lys (Perpignan).

Une filière mise à mal
Si le ministre assure d’une « reprise forte depuis le 19 mai », la pandémie a mis à mal la filière, dont l’activité provient à 87 % des congrès, salons et événements d’entreprises et 13 % des réceptions privées (mariages essentiellement). Questionné par La Lettre M, Bernard Cabiron évalue l’importance du recul : « Malgré deux premiers mois excellents et un bon été 2020, la pandémie n’a pas permis de dépasser 30 % de l’activité de l’année précédente. » « En moyenne, c’est même plutôt 80 % de pertes », complète Alain Marcotullio, président de Traiteurs de France. Pour les membres de l'association, la perte est évaluée à 188 M€ sur la période mars 2020-mars 2021. Alors que la troisième et dernière phase du déconfinement doit en principe débuter le 30 juin pour les traiteurs, des précisions sont encore attendues sur les protocoles sanitaires. « On est dans la reprise, mais c’est compliqué, relève Bernard Cabiron. Ce qui est perdu est perdu... Les réceptions, ça se programme... »
Les entreprises de la filière, rappelle le ministre Alain Griset, ont bénéficié de quatre dispositifs d’aides : PGE, activité partielle sans reste à charge, exonération des cotisations patronales et fonds de solidarité renforcé. « L’activité partielle a été une aide énorme, et le PGE a aidé à faire face à nos échéances », commente Bernard Cabiron. Au niveau national, le fonds de solidarité a versé 300 M€ pour les traiteurs depuis le début de la crise (pas de précisions chiffrées sur l’Occitanie).

Sylvie Brouillet / redaction.montpellier@lalettrem.net
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