Centre pénitentiaire de Rivesaltes : enquête publique en 2021
Le projet de construction d’une deuxième prison, d’une capacité de 500 places (148 M€), à l’entrée nord de Perpignan, sur la commune de Rivesaltes fait l’objet d’une concertation préalable. Après dix-huit mois d’études, l’agence publique pour l’immobilier de la justice (Apij, maître d’ouvrage) a fait le choix d’un foncier situé sur la Zone du Mas de la Garrigue Nord sur une parcelle ouverte à l’urbanisation entre la RD900, l’A9 et la RD83. Le calendrier prévoit à l’issue de cette concertation, le lancement de l’enquête publique courant 2021 en vue d’une déclaration d’utilité publique du projet.
3,5 M€ de retombées économiques par an
La réalisation des études, des demandes d’autorisations et la conception du futur centre pénitentiaire se feront courant 2022. Le marché de travaux s’inscrit dans le cadre d’un programme de conception-réalisation qui comprendra des clauses d’insertion sociales et fera appel à la sous-traitance locale. Le début des travaux est prévu pour 2023 et la livraison en 2026. Le chantier mobilisera entre 250 et 300 compagnons. Selon les représentants de l’Apije, au-delà des travaux, les retombées économiques de l’établissement pénitentiaire sur le territoire serait de 3,5 M€ HT (repas, blanchisserie…) et la création de 300 emplois directs.
Cette implantation suscite déjà des revendications de la cave Arnaud de Villeneuve en raison de la mitoyenneté foncière. « L’APIJ raisonne sur une emprise foncière de 30 ha dont elle mobilisera seulement entre 12 à 15 ha au final. Un traitement architectural et paysagé est porté dans la conception des établissements pénitentiaires. Des locaux administratifs, l’accueil des familles et les locaux du personnel constituent une zone tampon avant d’arriver à la zone d’incarcération », souligne Marie-Luce Bousseton, DG de l’Apij. Celle-ci ne voit pas d’inconvénient à étudier les deux fonciers proposés par André Bascou, le maire de Rivesaltes (foncier appartenant à l’armée et un site initialement prévu un temps pour un parc d’activité économique). Celui-ci, comme Brice Cassagnes, président de la cave Arnaud de Villeneuve, craignent aussi pour l’image de la ville et de la cave.
