Hérault
Viticulture
Bové et Cohn-Bendit pour la 1ère rencontre des terroirs viticoles européens à Lauret (34)
C’est une première en région : Lauret, petit village de quelque 500 âmes en Pic Saint Loup dans l’Hérault va organiser les 10 et 11 mai prochains la première rencontre des terroirs viticoles européens. En invité de marque, Daniel Cohn-Bendit, qui possède une maison sur la commune, et José Bové, qui s’est laissé convaincre par son ami de participer. Assez facilement, en fait : il est tout de même vice-président de la commission des affaires agricoles au Parlement européen et a donc pour cette manifestation toute sa légitimité. Autour de ces deux noms, des intervenants plus locaux : Guilhem Viau, président du syndicat du Pic Saint Loup, ou encore Thierry Duchenne, directeur de SudVinBio, et des invités européens : des vignerons d’Autriche, de Catalogne, d’Allemagne. La première journée sera consacré au travail, avec présentation du terroir et conférence. La seconde journée, le samedi, sera plus festive et ouverte avec un marché de producteurs et une soirée musicale.
Une « Maison vigneronne » sur les rails
En toile de fond, et à l’origine de ces rencontres, le projet de réhabilitation du cœur de village de Lauret. « Nous avons au centre du village une vieille bâtisse agricole de 500 m2 que nous souhaitons réhabiliter pour en faire ce qu’on a appelé la « Maison vigneronne », explique André Leenhardt, maire du village. Cela s’inscrit dans le projet plus global de Pôle d’excellence rural du Pic Saint Loup. Nous souhaitons avoir un point restauration, une salle culturelle, mais aussi des locaux qui pourront servir aux associations ou à des entreprises. Le vin est le thème central et ce sera une belle vitrine. » D’autant qu’il n’existe pas d’équipement de ce type en Pic Saint Loup. Du coup, depuis deux ans l’équipe municipale est allé dans différents pays à la rencontre de vignerons travaillant sur des terroirs similaires, et de porteurs de projet oenotouristique, afin d’évaluer la faisabilité et de ramener des idées. « Nous venons de démarrer l’étude de faisabilité économique, nous aimerions l’avoir avant la fin de l’année, indique M. Leenhardt. En attendant, ces rencontres nous ont donné envie de mettre sur pied cette première manifestation, en invitant les vignerons chez qui nous nous étions rendus. C’est aussi un témoin de notre volonté et de ce que nous souhaitons mettre en place dans cet endroit. Il ne s’agit pas de créer un énième caveau de vente. Nous souhaitons un lieu original ». André Leenhardt évalue le projet à 2,5 M€, montant qu’il faut doubler avec la réhabilitation des espaces publics qui entourent le bâtiment. Il espère voir les travaux démarrer d’ici à deux ans.










