Bon état écologique pour 50 % des eaux de surface du Languedoc et du Roussillon
50 % des eaux en Languedoc et Roussillon sont jugés en bon état écologique selon le rapport biannuel de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (550 M€ de budget en 2017), présenté le 3 avril. En 2009, en ex-LR, 44 % des eaux étaient en bon état écologique. « Nous sommes au milieu du gué, résume Laurent Roy, DG. Ces 25 dernières années, de gros efforts de réduction des éléments pollueurs ont été réalisés. Les agglomérations se sont dotées de stations d’épuration performantes, les industriels contrôlent mieux leurs déchets... » Mais des défis restent à relever, « d’autant que le changement climatique va aggraver les choses ». Sont jugées prioritaires la gestion quantitative de l’eau, la préservation de la naturalité, la continuité des cours d’eau et la gestion de la pollution diffuse.
En ce qui concerne les eaux souterraines, plus de 80 % des nappes sont jugées en bon état écologique. Sur l'ensemble du territoire méditerranéen (Rhône Méditerranée Corse), 54 % des eaux de surfaces sont jugées en bon état écologique. « Les dégradations écologiques se constatent là où il y a une forte pression démographique ou agricole », signale Dominique Colin, directeur de la délégation de Montpellier. « 40 % des masses d’eau en surface sont en déficit pour cause de prélèvements excessifs. Il faut faire des économies d’eau, et, si cela ne suffit pas, faire du stockage et retenir l’eau sur les territoires », explique le DG. Afin qu’elles jouent pleinement leur rôle de stockage d’eau, plus de 10 000 hectares de zones humides ont ainsi été restaurées avec l’aide de l’Agence de l’eau. Préserver la naturalité des cours d’eau est un autre défi selon l’Agence de l’eau tout comme le maintien de la continuité des cours d’eau : « plus de la moitié des rivières ont été artificialisées, canalisées. Cela a un impact sur l’état écologique de l’eau. En 2017, plus de 100 km de cours d’eau ont été re-naturisé. Plus de 200 ouvrages ont été rendus à nouveau franchisables par les poissons et les sédiments en 2017 », indique le DG. Le 3e défi relève de la gestion de la pollution diffuse, de nitrates ou de pesticides notamment. « Sur ce sujet, il y a toujours autant de nitrates, les achats de produits phytosanitaires par les agriculteurs ne diminuent pas », remarque Laurent Roy.

Laurent Roy, DG de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (©Daniel Gilet)
