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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 29/09/2022

Blue Spirit Aéro envisage une production à Francazal en 2025

Blue Spirit Aéro envisage d’installer une première chaîne de production dans le futur campus hydrogène de Toulouse-Francazal « à l’horizon 2025 », indique à La Lettre M Olivier Savin, président. La start-up aéronautique fondée en 2020 - dont le siège est à Rueil-Malmaison (92) mais l’essentiel de l’équipe (6 personnes) est à Toulouse – conçoit des avions légers intégrant plusieurs groupes motopropulseurs électriques à hydrogène. « Nous développons tout d’abord un avion d’aéroclub de quatre places qui pourrait être certifié en 2026, puis notre gamme s’enrichira d’appareils de plus grande capacité : six places en 2028 et jusqu’à 14 places après 2030 », explique le dirigeant, qui envisage une dizaine de recrutements d’ici à mi-2023.

Trois levées prévues d'ici à 2025
Si l'installation de la start-up à Francazal n'en est pour l'heure qu'au stade de projet, la plateforme aéroportuaire toulousaine « est actuellement en pleine mutation et nous y aurions toute notre place », estime Olivier Savin. Basée actuellement au B612, dans le quartier de Montaudran, l’entreprise souhaite produire douze avions par an dès 2027 et vise, en régime de croisière, « jusqu’à 120 appareils par usine et par an ». « Nous réfléchissons à la possibilité de dupliquer notre modèle d’usine sur différents marchés, notamment aux États-Unis », glisse le dirigeant. Ce plan de développement suggère une levée de fonds, potentiellement organisée en fin d’année, qui serait suivie d’une série A en 2023 puis d’une série B en 2025. 

Des technologies et un marché
La jeune pousse, qui sera présente lors d’Aeromart Toulouse, convention d’affaires internationale des industriels de l’aéronautique et du spatial qui se tiendra au Meett du 29 novembre au 1er décembre, dispose également d’une entité en Australie. Son positionnement initial sur des avions de petite taille, Olivier Savin le revendique pleinement. « Ceux qui s’imaginent pouvoir d’entrée de jeu proposer des solutions de cinquante places, je leur souhaite bon courage, sourit-il. Sur les petits avions, la technologie est à la fois accessible et éprouvée. Et le marché est là : le parc des appareils d’aéroclubs est vieillissant ; il y a un fort besoin de renouvellement. » Le premier vol de l’avion quatre places développé par Blue Spirit Aéro pourrait avoir lieu fin 2024. La certification interviendrait deux ans plus tard. « Cette phase fait partie intégrante de nos réflexions en matière de conception, insiste le dirigeant. Nous insérons l’ensemble des contraintes en amont, ce qui explique la forme singulière de nos avions. Nous faisons ainsi le choix déterminé de répartir la propulsion en deux fois six modules, chacun constitué de sa propre chaîne, ce qui offre une forte robustesse à la panne. » Avec à la clé, selon le chef d’entreprise, « des avantages opérationnels, concurrentiels et économiques ». 

Alexandre Léoty / leoty@alettrem.net
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