la lettre M

Haute-Garonne
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Agri - Agro
| 9/11/2021

Après son premier tour de table, Aviwell rejoint TWB pour accélérer ses recherches sur l’alimentation des poulets

La start-up Aviwell, qui a développé une technologie permettant de produire du foie gras sans gaver les oies, transfère son siège social de l’Ariège à Toulouse en s’installant dans les locaux de TWB (Toulouse White Biotechnology). L’entreprise, qui a découvert que la combinaison de ferments microbiens pouvait constituer une base de l'alimentation animale favorisant la croissance, a conclu son premier tour de table le 15 septembre. « Nous avons levé 1,6 M€ et nous devrions atteindre les 3 M€ en mars prochain », confie à La Lettre M Remy Burcelin, cofondateur d’Aviwell. La levée de fonds et le déménagement doivent permettre à la start-up de poursuivre ses recherches sur l'alimentation des poulets. « Jusqu’à présent, TWB était notre prestataire de services, désormais nous pourrons faire nos analyses microbiologiques directement sur place », indique Remy Burcelin.

Augmenter la croissance animale en réduisant la ration alimentaire
Aviwell travaille sur une combinaison de ferments microbiens à donner aux poulets pour augmenter leur croissance tout en diminuant leur ration alimentaire. Une innovation écologique, selon Remy Burcelin, puisqu'elle permettrait de limiter la consommation de maïs, dont la culture nécessite beaucoup d'eau. « Nous pensons disposer d’un prototype (de combinaison de ferments microbiens, NDLR) prêt à la fin de l’année 2022. Nous espérons pouvoir vendre des licences d’exploitation de nos technologies aux industriels de l’agroalimentaire à compter de 2023 », explique Remy Burcelin.
Sur l'activité foie gras, Aviwell ne prévoit pas de vendre de licence, mais plutôt de créer une entreprise de production. « Nous avons déjà les contacts de producteurs », indique Remy Burcelin, qui précise : « Le marché du foie gras est trop petit pour que la vente de licences soit rentable. » L’entreprise, qui compte désormais sept collaborateurs, souhaite à terme développer sa technologie sur le porc. « Nous savons travailler sur les souris et sur les humains. Le cochon se situe entre les deux ! », affirme le cofondateur de l’entreprise, qui envisage, dans cette optique, un second tour de table de 5 à 10 M€.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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