la lettre M

Hérault
|
Tourisme - Loisirs
| 9/03/2021

Après les commerces, Keetiz au secours de la culture

Après l'initiative régionale City Foliz, qui a permis de générer en trois mois plus de 5 M€ de chiffre d'affaires dans les commerces, l'entreprise montpelliéraine de vingt salariés va lancer, entre le 8 et le 12 mars, un site internet dédié aux établissements culturels. Sont concernés les librairies, ouvertes, ainsi que les cinémas, les musées, les théâtres ou encore les cirques, fermés administrativement. « Cette opération prépare la redynamisation des lieux culturels dès leur réouverture. On présuppose que cela devrait intervenir dans les six mois », explique à La Lettre M Jean-Christophe Russier, le dirigeant-fondateur.

Achat en ligne des bons cadeaux

L'idée est de laisser le temps aux collectivités, entreprises et particuliers d'acheter massivement en ligne des « bons cadeaux solidaires », non nominatifs, de 10, 20, 50 ou 100€. À offrir, imprimés ou en PDF, à leurs agents, collaborateurs, amis... Comme lors des précédentes opérations, les professionnels de culture n’auront pas besoin de se signaler. Keetiz a payé une société spécialisée dans la collecte de données pour référencer, gratuitement, plus de 15 000 établissements, de Toulouse à Paris. Une fois le compte créé sur l'application par le client, celui-ci enregistre ses coordonnées bancaires puis insère un code, offert par son employeur ou sa mairie, équivalant à 10, 20, 50 ou 100€. Le remboursement, sur son compte courant, intervient à partir de 72h après le paiement par carte bancaire à la caisse d’une librairie, au guichet d’un musée ou encore via les plateformes spécialisées de réservations de concerts et autres événements culturels comme Digitick. « Nous ne sommes pas dans une démarche mercantile sur ce projet, insiste Jean-Christophe Russier. En 2021, nous renonçons à la commission de frais de gestion de 10 %. Le but est de faire du volume d’affaires et de capter de nouveaux utilisateurs. En 2022, nos services seront facturés. »

Levée de fonds

Dopée par la générosité des collectivités volant au secours de leurs commerçants fragilisés par la crise, la jeune entreprise a vu son chiffre d'affaires de 150 k€ en 2019 décoller à 2,5 M€ en 2020. « Nous avons fait la démonstration de l’hyper croissance. Les investisseurs aiment bien », sourit le dirigeant, qui souhaite lever, d'ici fin 2021, « entre 3 et 5 M€ auprès de VC français ». Une autre levée, en série B, est prévue en 2022 pour l'internationalisation. Pays visés : Espagne, Italie et Allemagne. « Le contexte européen est identique au nôtre. Nous allons dupliquer ce que nous avons réalisé en France », annonce Jean-Christophe Russier.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie