Après le gel dans le vignoble, l'heure est à discuter des modalités d'attribution des aides
Ce mardi 4 mai, les Héraultais Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA (et président de la chambre d'agriculture de l'Hérault), et Boris Calmette, président des Vignerons coopérateurs (et président de La Coopération agricole Occitanie), se retrouvent autour de la table du ministre de l’Agriculture pour une réunion de travail. Objet des échanges : quelles vont être les modalités d’attribution de l’aide exceptionnelle de plus d’1 Md€ annoncée par l’État suite à l’épisode de gel qui a sévi mi-avril sur la quasi-totalité du territoire français ? Venu à la rencontre des viticulteurs gardois le 30 avril, Jérôme Despey estime que tout doit être bouclé dans les trois prochains mois. « Nous serons particulièrement vigilants sur le seuil d’éligibilité par exemple, relève Jérôme Despey. Par année blanche, nous entendons bien une exonération des charges et pas un simple report. C’est d’ailleurs la première fois qu’un Premier ministre évoque une telle mesure. »
Au niveau bancaire, « le report des annuités des différents prêts est demandé collectivement, et non de gré à gré selon les banques et selon les clients », ajoute Boris Calmette. Autre dispositif qui doit être entièrement revu selon l’Héraulais Jérôme Despey, celui des calamités agricoles. « Il faut ouvrir le dispositif à la viticulture, insiste-t-il, en prévoyant une bonification pour ceux qui étaient assurés contre le gel. »
Réforme de fond
Au-delà des mesures d’urgence, Jérôme Despey insiste également sur « des mesures d’avenir ». En tête, celles relatives à l’eau « pour protéger nos cultures et nos productions. Il faut sortir du carcan administratif – agence de l’eau, Dreal, comité de bassin, implore-t-il. Il y a eu des engagements en faveur des retenues collinaires, il faut passer à l’action » Autre sujet essentiel, celui de la « refonte totale du volet assuranciel, poursuit Jérôme Despey. Trop peu de viticulteurs sont assurés. »










