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Aude
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Transports - Logistique
| 10/05/2011

André Viola s’appuie sur les CESR L-R et Midi-Pyrénées pour défendre la ligne Narbonne/Toulouse

En amont de la rencontre des commissions « aménagement des territoires » des comités économiques et sociaux régionaux de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon avec le directeur régional de Réseaux Ferrés de France, André Viola, président du conseil général de l’Aude, a convié la presse en fin de matinée pour rappeler sa mobilisation concernant les projets de lignes ferroviaires à grande vitesse Toulouse-Narbonne et Montpellier-Perpignan. Ces projets ambitieux sont très importants pour l’Aude, qui peut prétendre à une nouvelle gare LGV. « Un ancien préfet m’a dit que si l’Aude obtient une gare TGV, elle assure son développement pour le siècle à venir », indique l’élu, pour expliquer sa motivation. La LGV Montpellier/Perpignan devrait être une ligne mixte opérationnelle à l’horizon 2020, pour un coût dépassant les 5 Md€. « La ligne Toulouse/Narbonne est prévue vers 2025, en lien avec Bordeaux et Tours. Le décalage est gênant » indique André Viola. Son coût est estimé à 3,8 Md€. « Même si nous avons obtenu le lancement des pré-études fonctionnelles pour la ligne Toulouse/Narbonne d’ici la fin de l’année, il faut avancer sur le futur débat public qui débutera en 2012 ». « Il faut être dans les discussions dès l’amont. D’ici deux ans, les décisions concernant le possible tracé ou encore l’implantation de la gare seront prises. Il ne faut pas se louper, c’est le bon moment pour agir », assure-t-il.
Toulouse/Narbonne : interrogations sur le fret
Jean-Louis Bouscaren, président du CESR L-R a rappelé que « les cahiers d’acteurs produits lors du débat public de la ligne Montpellier/Perpignan ont envisagé le tronçon Toulouse/Narbonne. La LGV ne concerne pas que la frange littorale ». Pour le président du CESR Midi-Pyrénées, Michel Berthoumieux, « nous sommes au début d’un long processus préalable au débat public, avec les études pré-fonctionnelles. Puis viendront le tracé, le financement des étapes encore plus complexes ». D’après lui, la ligne Bordeaux/Tours serait financée dans le cadre d’un PPP à hauteur de 80 %. « Il reste à trouver 20 %. Les collectivités sont sollicitées. Certaines ne souhaitent pas s’engager dans un projet qui territorialement n’a pas d’intérêt pour elles. » Selon lui, « des questions restent posées concernant le fret sur l’axe Toulouse/Narbonne - les trains longs n’auraient pas autorité - ou encore la vitesse à 300 ou 200 km/h. Tout cela aura des incidences sur le tracé et l’implantation de la gare ». Pourtant, selon eux « les céréaliers de la Bausse comme ceux du Lauraguais sont intéressés pour relier le port de Port-la-Nouvelle ». Jean-Louis Bouscaren se rend demain à Blagnac à la CCIR Midi-Pyrénées pour défendre ce projet et « dire notre attachement à la réalisation de la ligne vers Bordeaux pour les voyageurs et les marchandises
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