la lettre M

Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 16/11/2020

Akka : le « bras de fer » se poursuit

Alors que le groupe d'ingénierie Akka prévoirait un PSE de 1 150 postes, principalement dans la région toulousaine, les négociations ont débuté entre la direction et les organisations syndicales. Deux réunions, relatives à la mise en place de l'Activité partielle de longue durée (APLD), ont eu lieu les 5 et 12 novembre. Interrogée par La Lettre M, la direction confirme que « le chiffre de 1 150 suppressions de postes a été évoqué dans des discussions bilatérales », mais assure que « tout est mis en œuvre pour tenter de réduire ce chiffre ». Côté CGT, le ton est résolument combatif. Le syndicat estime que la première réunion a permis à la direction du groupe d'exposer « des pistes à moindre coût pour Akka en les faisant supporter du coup aux salariés pour jauger les organisations syndicales, toujours avec la même stratégie de laisser planer le couperet du PSE pour supprimer 1 150 emplois si aucun accord n'est trouvé ». Désormais, assure l'organisation syndicale, qui souhaite que la mise en place de l'APLD permette d'éviter les suppressions de postes, place au « bras de fer ». Interrogé par La Lettre M, Franck Laborderie, secrétaire général CGT Akka, estime que les deux premières réunions « n'ont pas permis d'obtenir des informations suffisantes de la part de la direction ». Et d'ajouter : « Nous souhaitons que soit mandaté un cabinet d'expertise indépendant, afin que nous puissions disposer de chiffres précis. Où sont les 1 150 postes ? À Toulouse uniquement ? Quelles missions sont concernées ? Quels donneurs d'ordres ? Pour le moment, nous n'avons pas de réponses et pas de propositions concrètes de la part de la direction. » La prochaine réunion est programmée le 19 novembre.

Une activité aéronautique en berne
Au troisième trimestre, Akka a enregistré un CA de 351 M€, en baisse globale de 20,4 %. Mais c'est bel et bien l'aéronautique civil qui plombe ses résultats : sans ce secteur en crise, le groupe – également positionné dans l'automobile, le ferroviaire, les sciences de la vie et les télécommunications - aurait affiché une croissance trimestrielle de 9,3 %. Mais l'aéronautique a accusé une baisse de 38 % par rapport à la même période de 2019. Blagnac, en Haute-Garonne, pourrait être la première victime de la restructuration du groupe, car l'aéronautique représente près de 90 % de l'activité globale du site, qui compte au total près de 2 500 salariés.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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