Airbus Defence and Space : 2 665 postes menacés
La Lettre M évoquait dès février dernier la possible suppression de 2 362 postes – dont 404 en France - au sein des effectifs de l'entité Airbus Defence and Space. Finalement, selon le syndicat CFE-CGC, ce sont 2 665 postes qui seraient en jeu en Europe, dont 464 dans l'Hexagone, « soit 6,4 % des effectifs ». Pour la CFE-CGC, c'est l'incompréhension. « Les marchés de l'espace et de la défense sont très peu touchés par cette crise (du Covid-19, NDLR), estime le syndicat majoritaire. Quant à l'”atonie du marché spatial” (évoquée par la direction, NDLR), elle est derrière nous. » Les conséquences précises de cette restructuration en Occitanie ne sont pas encore connues. La division bénéficie d’une emprise importante dans le territoire, puisque c’est à Toulouse que se trouve le plus grand site européen d’Airbus Defence and Space. Outre une centaine de salariés qui planchent sur l’A400M, l’avion militaire d’Airbus, la branche spatiale compte environ 4 000 employés directs et quelque 2 000 sous-traitants dans la région.
Et la CFE-CGC d'ajouter : « Ces réductions d'effectifs arrivent à contre-temps, risquant à la fois de nous priver de compétences clés et de créer des surcharges de travail importantes dans certains secteurs. » Interrogée par nos confrères de l'AFP, la direction a indiqué que cette restructuration n'avait « aucun lien » avec la pandémie et « découlait principalement du fait que la division souffrait d'un marché spatial atone et de reports de contrats sur le volet défense ». Airbus, qui emploie 135 000 personnes dans le monde, a enregistré 70,5 Md€ de CA l’an dernier.
