Air Support investit dans son outil industriel
La société Air Support (siège à Pujaudran), spécialisée dans la maintenance, la réparation et l’entretien de composants aéronautiques, mais aussi dans les prestations d’assistance technique auprès des équipementiers, va injecter 1,75 M€ dans le développement d’un nouveau banc d’essai et dans la digitalisation de ses processus de réparation. Un projet soutenu par France Relance à hauteur d'1 M€. « Le nouveau banc d'essai va nous permettre d'élargir le spectre de nos capacités de réparations, notamment sur le moteur Leap, explique à La Lettre M Sabine Tertre, présidente de l'entreprise de 100 salariés. Par ailleurs, dans le cadre de notre digitalisation, nous allons viser le zéro papier. Ces évolutions sont stratégiques, et sans le soutien de l'Etat, investir de cette façon aurait été relativement compliqué. »
Une baisse d'activité de 45 %
La période est en effet difficile pour l'entreprise, qui a reçu le 1er février la visite d'Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Industrie, et d'Elisabeth Moreno, ministre déléguée en charge de l'Egalité entre les femmes et les hommes. « Nous sommes fortement impactés par la crise, explique Sabine Tertre. Notre exercice 2019-2020, clôturé en mars 2020, nous a portés à 26 M€ de CA, dont 22 M€ pour l'activité MRO (réparation et maintenance, NDLR). Au cours des neuf premiers mois de l'exercice 2020-2021, nous avons accusé une baisse d'activité de 45 %. » Résultat : la société a été contrainte de licencier quinze personnes. « Depuis décembre, on sent que l'activité MRO commence à repartir légèrement, constate Sabine Tertre. Les compagnies aériennes préparent la saison estivale. » La dirigeante, qui n'envisage pas pour le moment de diversification sectorielle, entend se développer sur de nouveaux segments de l'aéronautique, en ciblant de nouveaux clients et la réparation d'équipements plus complexes.
« Dans la période actuelle, il faut rester optimiste, estime Sabine Tertre. Nous naviguons à vue, certes, mais nous mettons toutes les chances de notre côté. Il faut croire en la reprise. »
