la lettre M

Gard
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Agri - Agro
| 19/02/2019

Abattoir d'Alès : les inquiétudes de la filière viande

Début février, le directeur comparaît devant le tribunal de police pour « installations et équipements non conformes », après la diffusion en octobre 2015 d’une vidéo de l’association L214 dénonçant des infractions et des mauvais traitements d’animaux (la première d’une longue série). Et 2 250 € d’amende ont été requis. Fermé pendant deux mois, fin 2015, l’abattoir périclite. « La situation financière de l’abattoir est catastrophique, a déclaré Max Roustan, maire LR d’Alès, en conseil municipal. En 2018, la production a été de 2 600 tonnes, soit la moitié de 2015. » Alès Viande, l’un des gros clients de l’abattoir, est actuellement en redressement judiciaire. Le déficit de l'abattoir (30 salariés) dépasse 600 k€ en 2017, et accuse une dette cumulée de 3 M€, indique une source proche. La Ville d'Alès, qui a déjà investi 2,5 M€, ne souhaite pas poursuivre seule l'effort financier. «  Il faut entre 1 et 2 M€ pour assainir les comptes et financer d'autres investissements », ajoute cette source. Après que le Département du Gard et la Région Occitanie se sont désengagés depuis la vidéo de L214, le maire d'Alès semble agiter la menace de la fermeture pour susciter une réaction des autres collectivités. D’après Luc Hincelin, éleveur ovin et président de la commission élevage à la chambre d’agriculture du Gard, la possible fermeture de l’abattoir d’Alès menacerait 500 emplois, entre les transformateurs et les éleveurs.

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