La Lettre M

Toulouse déjà capitale ?

Les faits: 

Après la désignation de Toulouse comme chef lieu provisoire de la future grande région, et la nomination de plusieurs responsables toulousains pour préparer la fusion des services de l’Etat dans les régions MP et LR, l’angoisse monte chez les responsables montpelliérains. Qui redoutent une concentration des futurs centres de décision à Toulouse, et le départ, dans la foulée, des directions régionales de grandes entreprises vers Toulouse.

 

L'analyse: 

Avantage Toulouse

« Toulouse est en position de force. C’est à nous de nous battre pour ne pas nous laisser dépouiller », glisse un proche du président de la Région LR, Damien Alary. Deux fois plus peuplée que Montpellier, riche de la présence d’Airbus, concentrant à elle seule la moitié des cadres de la future grande région, Toulouse part effectivement avec une bonne longueur d’avance.

Officiellement, rien n’est joué

Le préfet de Midi-Pyrénées, Pascal Mailhos, nommé préfet préfigurateur, l’assure* : « toutes les di-rec-tions ne se-ront pas dans une seule et même ville ». Il ajoute que « les pro-por-tions de l’ordre de 55 % (à Toulouse, NDLR) / 45 % (à Montpellier, NDLR) de fonc-tion-naires d’Etat se-ront main-te-nues. Il n’y au-rait aucun sens à dés-équi-li-brer nos deux ré-gions, nos deux mé-tro-poles ». Mais il refuse de préciser pour l’instant quelles directions seront à Toulouse, et lesquelles pourraient échoir à Montpellier.

Les élus montent au créneau

Conscient de leur handicap, les élus languedociens donnent de la voix : « Si la ca-pi-tale ad-mi-nis-tra-tive est Tou-louse, je me bat-trai dans les mois qui viennent pour que l’hô-tel de ré-gion soit à Mont-pel-lier », proclame le président de la Région Languedoc-Roussillon, Damien Alary, qui rencontrera François Hollande le 19 mai. Le maire et pré-sident de la Mé-tro-pole de Mont-pel-lier, Phi-lippe Sau-rel, fa-vo-rable à la ré-forme, as-sure pour sa part qu’il « ré-sis-tera » s’il « n’y a pas de ré-par-ti-tion équi-table entre Tou-louse et Mont-pel-lier », se disant même prêt à entamer une « grève de la faim ». Les premières décisions sont attendues en juillet.

* le 4 mai, lors d’une manifestation organisée par Objectif LR à Montpellier

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