Sylvain Fournier, AED

06/04/2021

« AED est en train de créer sa propre gamme de produits pour ne plus être dépendant de la sous-traitance. Nous avons déposé un brevet à l'Inpi pour travailler dans le BTP », annonce à La Lettre M Sylvain Fournier, le gérant. Un virage qui intervient alors que la tôlerie fine (neuf salariés, Lodève) a vu son chiffre d'affaires 2020 reculer de 30 %, à 500 k€. « Nos clients ont été impactés par le Covid, donc il y a eu moins de commandes », résume-t-il, avant d'ajouter : « Cette période d'accalmie nous a obligés à réinventer AED. » L'entreprise a notamment bénéficié d'un pass Rebond de la Région pour réaliser un investissement « historique » de 200 k€ : poinçonneuse, cabine de peinture, logiciels PAO... Des achats qui doivent permettre à la TPE, menacée de disparition puis reprise en 2018, de retrouver son niveau de croissance de 2019 : +35 %.

AED souhaite continuer de fabriquer des pièces pour le groupe Accor ou Disney, mais aussi pour les deux entreprises de distribution nîmoises de Sylvain Fournier : Artalys, TPE spécialisée dans les chariots hôteliers, dont l'activité a chuté de 92 % l'an passé, et Albys, TPE spécialisée dans les chariots paramédicaux (CA 2020 : 150k€). « Si les affaires reprennent comme avant la crise », AED embauchera « un soudeur, un peintre et un employé polyvalent », espère-t-il.

@AED

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