La Lettre M

Le cœur de Languedoc mise sur Toulouse

Les faits: 

Mieux capter le business du Grand Toulouse. L’association Cœur de Languedoc, qui regroupe cinq intercommunalités de l’ouest héraultais et de l’Aude, donne rendez-vous au monde économique toulousain le 14/12 au stade Ernest Wallon (Stade toulousain), pour sa première édition « Business d’Oc ». Une centaine d’élus et d’entrepreneurs languedociens font le déplacement, aux côtés de Frédéric Lacas (président de Béziers Méditerranée), Jacques Bascou (Grand Narbonne), Gilles d'Ettore (Hérault Méditerranée), Alain Caralp (La Domitienne) et Michel Maïque (région lézignanaiseCorbières et Minervois).

L'analyse: 

« On veut peser entre Toulouse et Montpellier, déclare Frédéric Lacas à La Lettre M. Notre territoire a du potentiel et du savoir-faire à montrer, en matière d’industrie mécanique, de tourisme, de bien-être, d’énergies renouvelables (projets éoliens off-shore dans l’Aude, NDLR), de viticulture, de foncier disponible, bien desservi et à un prix et une fiscalité attractifs dans les ZAE. Une centaine d’entreprises viennent sur Toulouse jeudi. Les entreprises toulousaines et languedociennes doivent apprendre à mieux se connaître. Mais aussi les entreprises de nos propres territoires : ce type d’initiative y contribue. » Pour lui, « l’aérospatiale toulousaine peut trouver beaucoup de sous-traitance sur le territoire biterrois. Cette thématique sera au cœur du salon Intersud (CCI 34 et CCI Occitanie), le 30/5 au Stade de la Méditerranée à Béziers. »
Pour Gilles d’Ettore, maire d’Agde et président de Hérault Méditerranée, il s’agit de « mettre en place un territoire d’une taille critique pour attirer des investisseurs entre Lézignan-Corbières et Agde. Nous mutualisons notre présentation territoriale via Cœur de Languedoc ». Pourquoi Toulouse plutôt que Montpellier, pourtant plus proche ? « Montpellier nous connaît déjà bien, répond-il. On pense qu’on a plus de travail de visibilité à faire vis-à-vis de la capitale régionale. D’autant que les Toulousains sont les premiers visiteurs touristiques, notamment sur le Cap-d’Agde, où ils sont nombreux à posséder des résidences secondaires. »
Toulouse, plutôt que Montpellier ? Même si elle ne le dit pas, l’initiative semble avoir une portée également politique. Cœur de Languedoc ne prend en effet pas part au Parlement des territoires créé par Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. En décembre 2016, Béziers Méditerranée ne faisait pas partie de l’accord-cadre signé entre Montpellier Métropole, l’ex-Thau Agglo (devenu Sète Agglopôle Méditerranée), Alès Agglomération et Nîmes Métropole. Enfin, le 25/9 dernier, les collectivités du Cœur de Languedoc avaient tenu leur propre conférence de presse pour soutenir le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan dans le cadre des Assises de la Mobilité, alors que Montpellier Métropole et d’autres élus du territoire tenaient la leur.

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