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Hérault
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| 9/07/2009

Thau Agglomération approuve la demande de fusion avec la CCNBT

Le conseil communautaire de Thau Agglomération, qui se tenait hier mercredi 8 juillet à Gigean, a approuvé la délibération proposant la fusion de la communauté d’agglomération du bassin de Thau, Thau Agglomération, et la communauté de communes du nord du bassin de Thau (CCNBT). Les élus de Sète (12) et de Marseillan (4) se sont abstenus. Aucune voix ne s’est élevée contre. Cette délibération intervient en réaction à une procédure similaire engagée par la communauté d’agglomération de Montpellier (CAM), Montpellier Agglomération, au mois de mai.
Unité de territoire et Scot commun
Pierre Bouldoire, président de Thau Agglomération et maire de Frontignan, a avancé les différents arguments à même d’emporter l’avis du préfet dans cette bataille : pertinence du territoire ; volonté de l’Etat depuis 20 ans de faire travailler ensemble les communes formant le futur périmètre, notamment au travers du Scot et du syndicat mixte du bassin de Thau, créé en janvier 2005 ; travail en commun dans de multiples domaines, etc. « Il fallait faire une proposition alternative au préfet, a insisté Pierre Bouldoire auprès des élus sétois qui se sont étonné de la vitesse d’émergence de ce projet de fusion. Je l’ai rencontré, il m’a dit qu’il respecterait la parole des élus, qu’il n’était pas là pour imposer une vision de la découpe intercommunale plutôt qu’une autre. Nous lui donnons aujourd’hui la possibilité de choisir. » Pierre Bouldoire a aussi soulevé le problème du devenir du Scot en cas de fusion de la CCNBT avec la CAM : selon lui, il n’existe aucun Scot en France à cheval sur deux intercommunalités. Et aucun précédent juridique. « Ce serait une première en France ! », a-t-il ironisé.
Contre la fusion avec Montpellier pour garder le droit du sol
Des remarques d’élus sétois ont poussé Pierre Bouldoire à s’expliquer sur son revirement de position : lors du premier projet de fusion de Montpellier avec Thau Agglomération, il était très favorable au rapprochement avec la capitale régionale. Avant de changer brusquement d’avis, en découvrant, a-t-il expliqué, qu’en cas de communauté urbaine (plus de 500 000 habitants), les communes perdent le droit du sol. « Ç’a été un élément suffisamment fort pour que je change d’avis. Et puis au début de la négociation, nous avions affaire à Jean-Pierre Moure. Quand Georges Frêche est intervenu, les choses ont singulièrement changé. Le degré d’écoute s’est considérablement dégradé, on était souvent proche de l’irrespect. Cela a même parfois dépassé le stade de l’insulte. »
Commeinhes pour un rapprochement avec Agde
Autre argument des Sétois pour justifier leur abstention : la nécessité de voir plus grand. Pour eux, François Commeinhes en tête, le rapprochement avec Mèze est réducteur et n’apportera pas le souffle nécessaire pour résister à la pression métropolitaine de Montpellier. « Le seul rapprochement qui vaille la peine, c’est celui avec la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée (CAHM), a insisté le maire de Sète et vice-président de l’agglomération. Il offre nettement plus d’ambition et de perspectives. Je propose d’étendre la proposition de fusion aux trois intervenants, pour une véritable unité autour de la lagune. Nous avons un besoin crucial de terrain, pour le développement du port notamment, le territoire intercommunal d’Agde peut nous apporter des solutions. » Pierre Bouldoire a rétorqué que la CCNBT offre des possibilités foncières, notamment pour le port, par exemple autour du nœud autoroutier de Poussan. Et que le rapprochement avec Agde viendrait en son temps.
Parmi les communes de la CCNBT s’étant déjà exprimées, les conseils municipaux de Mèze et Villeveyrac ont approuvé le rapprochement avec Montpellier, tandis qu’à Loupian, la balance a penché en faveur de Sète. D’ici au 21 juillet, toutes les communes de la CCNBT auront exprimé leur préférence.Le préfet a deux mois à compter de réception de la demande pour rendre un avis sur le projet de fusion, auquel cas les communes et les conseils communautaires disposeront de trois mois supplémentaires pour entériner la fusion définitive.
Céline Dupin
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