Un marché immobilier toulousain durablement grippé
Avec 1 457 ventes enregistrées au premier semestre 2024, le marché immobilier reste au plus bas dans la Ville rose, selon le dernier bilan dressé le 4 septembre par l’ObserveR de l’immobilier toulousain. Son président Mickaël Merz pointe notamment le faible volume de mises en vente (1 458), en baisse de 35 % sur un an, mais de 55 % comparé à 2022. « Tant que cet indicateur restera faible, tous les autres le resteront », souligne le dirigeant, qui anticipe un second semestre tout aussi difficile. Face à des coûts de construction et d’acquisition du foncier toujours élevés, de nombreux promoteurs hésitent à lancer de nouvelles opérations : l’ObserveR enregistre ainsi 23 % de retraits dus à des précommercialisations insuffisantes.
Cette insuffisance de l’offre se ressent sur le stock disponible (3 308 unités), encore en baisse de 32 % au premier semestre. Les prix semblent quant à eux contenus, avec une baisse de 0,4 % sur un an, à 4 505 €/m2 dans l’aire urbaine.
Pas de reprise avant un an
Pour les acteurs de la promotion, la possible baisse des taux d’intérêt de la BCE constitue l'un des rares motifs d’optimisme pour les prochains mois. En solvabilisant les ménages en accession, la mesure permettrait de diminuer les taux de désistement, actuellement de 29 %, avec l’espoir d’une relance des programmes. « Mais cette inflexion sur les mises en vente ne se fera pas au mieux avant un an », insiste Michaël Merz qui, faute d’offre, anticipe « des tensions encore plus fortes » sur le marché immobilier ces prochaines années.











