Après sa levée de fonds, MH Industries veut reprendre « une à deux entreprises par an »
Le groupe lotois MH Industries, spécialisé dans les solutions métalliques, envisage de procéder à « une ou deux acquisitions par an » dans les prochaines années, indique à La Lettre M Matthieu Hede, président. Le groupe de 340 salariés, qui vient de lever 7,5 M€ en faisant entrer à son capital Bpifrance aux côtés de ses actionnaires historiques Multicroissance (Banque Populaire Occitane) et Irdi Capital Investissement, a désormais les moyens de ses ambitions. « Nous souhaitons enregistrer 50 à 60 M€ de chiffre d’affaires en 2028 ; une croissance basée aux deux tiers sur des acquisitions », annonce le dirigeant, qui cible en priorité des PME françaises ou, à défaut, d’Europe de l’ouest, réalisant chacune « 1 à 10 M€ de CA ».
Deux enjeux stratégiques
Au travers de ces futures acquisitions, MH Industries entend répondre à deux grands enjeux. « D’une part, nous devons nous renforcer sur des métiers – comme la fonderie – qui sont actuellement en tension chez nous, explique Matthieu Hede. Notre fonderie lotoise est passée de 8,5 M€ de CA en 2019 à 15 M€ cette année. Nous y investissons beaucoup, mais ça ne suffira pas. Nous devons aller plus loin. » Autre enjeu : l’augmentation des capacités d’usinage, métier nouvellement intégré par le groupe pour répondre à la demande de ses clients. « Nous sommes très sollicités, en particulier dans l’aéronautique et la défense », se réjouit le chef d’entreprise, qui n’exclut pas des rachats dans d’autres champs d’activité, « à l’opportunité ». L’autre objectif stratégique du groupe consiste à atteindre 100 M€ de chiffre d’affaires à horizon 2030. Des ambitions qui nécessiteront « un nouveau tour de table en 2028-2029 », estime le dirigeant.
Éviter la dépendance
La stratégie de croissance externe mise en œuvre par le groupe s’inscrit dans une logique historique : « Nous souhaitons éviter au maximum la dépendance en ciblant plusieurs marchés et plusieurs types de technologies, résume Matthieu Hede, qui travaille à la fois pour des acteurs du BTP, de la défense, de l’automobile, des biens d’équipement, de l’agriculture, du ferroviaire, de l’aéronautique et de l’électronique. Aujourd’hui, nous comptons plus de 600 clients actifs. Nos cinq premiers clients évoluent dans cinq marchés différents et aucun d’entre eux ne pèse plus de 20 % de notre chiffre d’affaires. C’est forcément plus compliqué à gérer, notamment d'un point de vue commercial, mais cela nous permet de diminuer le risque. »











