Infinite Orbits prévoit une première mise sur orbite en 2022
La société Infinite Orbits, implantée à Toulouse depuis un peu plus d'un an, envisage des premières mises en orbite géostationnaire de ses plateformes nanosatellites « dès 2022 », indique à La Lettre M Adel Haddoud, fondateur. Née en 2017 sur les bancs de l'Université de Columbia en collaboration avec l'Université de Stanford, aux États-Unis, la start-up est positionnée sur le marché des services en orbite. Ses clients ? Les opérateurs satellitaires. Son arme ? L'intelligence artificielle, qui permet de développer des capacités de navigation autonome dans un environnement spatial soumis à de multiples perturbations. Sa mission ? Proposer des services aux satellites qui se trouvent déjà dans l'espace. « Depuis trente ou quarante ans, l'industrie du spatial envoyait des engins dans l'espace en estimant qu'il était impossible – car trop coûteux et trop difficile – de les toucher une fois mis en orbite, explique le dirigeant. Ce dogme est en train de bouger… »
Deux types de services
Infinite Orbits souhaite déployer deux types de services. D'une part, ses nanosatellites pourraient effectuer des missions de surveillance et d'inspection sans qu'il y ait besoin d'intervenir directement sur le satellite en orbite. Et d'autre part, des services plus complexes pourraient être rendus, cette fois-ci en réalisant un véritable « accostage » : maintenance en orbite, changement d'orbite, gestion de la fin de vie, réparation, extension de vie, ajout d'une charge utile... La jeune pousse, qui compte déployer ses premières solutions l'an prochain, envisage « une grosse accélération » de son activité en 2023-2024. Infinite Orbits pourrait ainsi doubler ses effectifs dès 2022 en passant de 10 à 20 collaborateurs. « Nous devrions être entre 30 et 50 à l'horizon 2024 », anticipe Adel Haddoud, qui entend s'appuyer sur l'écosystème spatial européen, et en particulier toulousain. « Nous sommes clairement à l'endroit où il faut être », estime le dirigeant.










