Le CHU de Montpellier, site pilote de la plateforme numérique PharmIA
Déjà opérationnelle au centre hospitalier de Valenciennes (CHV), l'interface numérique PharmIA se déploie au CHU de Montpellier. Cette plateforme vise à faciliter le travail des pharmaciens hospitaliers dans la validation des ordonnances. Les objectifs sont multiples : limiter le risque d’interactions médicamenteuses pour le patient et « réaliser des économies en améliorant la prise en charge médicamenteuse (thérapeutique) », indique à La Lettre M Guillaume Bourdon, co-fondateur de la société de conseil en valorisation des données Quinten (90 personnes, Paris), et directeur de la communication de PharmIA.
Toutes les données scientifiques, biologiques, personnelles des patients sont centralisées sur une seule et même interface. « En temps normal, sans cela, lorsque les ordonnances arrivent sur l'écran du pharmacien, ce dernier doit entrer dans plusieurs systèmes informatiques afin de récupérer ces données et les croiser, explique Guillaume Bourdon. Un processus chronophage et source d'erreurs. « Avec PharmIA, nous avons connecté tous les tuyaux entre eux », résume-t-il. Fruit d'un partenariat public/privé, PharmIA a nécessité plusieurs millions d’euros d’investissement, injectés par la Satt AxLR, Quinten (Paris), le CHV et le CHU de Montpellier.
Interopérabilité
« Chez Quinten, trente personnes travaillent sur cette plateforme depuis deux ans et des équipes sont également mobilisées au sein des deux centres hospitaliers », poursuit Guillaume Bourdon. Afin de déployer le dispositif - qui a obtenu le marquage CE en juin dernier - dans un large nombre d’établissements de santé, ses concepteurs ont veillé à son interopérabilité. « Environ 60 % des systèmes informatiques sont identiques dans tous les hôpitaux, ce qui laisse tout de même 40 % de systèmes qui diffèrent d'un établissement à l'autre. PharmIA doit s’inscrire dans tous les systèmes », affirme le co-fondateur de Quinten. Dans cette optique, un partenariat a déjà été noué avec l’éditeur de solutions de santé Dedalus et d’autres sont prévus. « Des discussions sont également engagées avec des établissements hospitaliers à Paris, Toulouse, Nice et Quimper en vue de déploiements », indique le directeur de la communication de PharmIA. L'enjeu est de taille : « Plus de 2 000 morts chaque année sont dues à des interactions médicamenteuses », souligne Guillaume Bourdon.










