Fil infos

Hérault
|
Biotechs - Santé
| 23/02/2021

AcuSurgical conforte Montpellier en place forte de la medtech

La levée de 5,75 M€ de la medtech AcuSurgical « va permettre de financer les tests cliniques et les démarches réglementaires pour l’obtention du marquage CE », indique Christoph Spulher, cofondateur et président, à La Lettre M. Des étapes préalables à la commercialisation du robot prévue d’ici à début 2023. Des recrutements sont aussi programmés pour atteindre un effectif de quinze personnes à la fin de l’année. L’entreprise vient par ailleurs de transférer ses locaux : « Nous étions au Lirmm (Laboratoire d'Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier, NDLR) et depuis le 1er février, nous sommes installés à Cap Omega où nous disposons d’une plus grande surface. » Commercialement, AcuSurgical cible en priorité l’Europe (Allemagne, Suisse, Italie…) puis les États-Unis.

Le dynamisme de la filière medtech
Cette opération met en lumière le dynamisme de la filière medtech à Montpellier, portée notamment par des locomotives comme Quantum Surgical (robotique médicale, 80 salariés) ou Zimmer Biomet (fabricant de dispositifs médicaux, plus de 150 salariés). « Nous sommes convaincus de son potentiel en Occitanie », se réjouit Émilie Royere, directrice générale du pôle de compétitivité Eurobiomed (370 adhérents dont 73 dans la medtech, rayonnement : Sud Paca et Occitanie). Et de souligner la force de l’écosystème local (Hérault et Gard notamment) qui compte, au-delà des poids lourds de la santé que sont aussi DMS (30 et 34) et Bastide le Confort médical (30), des « laboratoires de pointe » à l'instar du Lirmm, des incubateurs très actifs et des CHU partenaires en matière de recherche clinique.

Autre atout régional, le poids du tissu industriel (aéronautique à Toulouse, nucléaire dans le Gard rhodanien). « La filière medtech est très protéiforme et l’apport de technologies industrielles peut bénéficier à la santé. Des matériaux utilisés pour les avions par exemple peuvent être adaptés à la fabrication de dispositifs médicaux. » Si l’innovation est relativement bien soutenue en France, notamment par les acteurs publics, Émilie Royère pointe les difficultés post-R&D. « Il est important que les entreprises aient la capacité de produire et commercialiser leurs dispositifs en France et d’en faire bénéficier les patients français et européens… ». Or, cela reste encore difficile du fait notamment des barrières réglementaires très restrictives. « Quand une entreprise soumet un dossier à la FDA (administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments, NDLR), un dialogue s’installe entre les deux parties. En France, l’autorité compétente agit plutôt comme un censeur. »

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie