Lafarge s'alimente en combustibles alternatifs à Port-la-Nouvelle
À travers sa filiale LafargeHolcim, le groupe Lafarge inaugure avec l’Ademe, le 10 octobre, la nouvelle ligne de valorisation des déchets solides broyés non dangereux* à la cimenterie de Port-la-Nouvelle. « L'usine de Port-la-Nouvelle s'est dotée d'un 2e atelier de valorisation des déchets provenant d’Occitanie et des régions limitrophes dont l’objectif est de fournir à Lafarge un combustible alternatif. Depuis sa mise en service en 2018, ce site a traité 22 000 t de déchets, explique Christophe Landais, directeur de l’usine de Port-la-Nouvelle et de la station de Sète (120 salariés) Ce projet de 7,5 M€ permettra au groupe de substituer à plus de 90 % les combustibles fossiles par des combustibles alternatifs issus des déchets à l’horizon 2022 (60 % actuellement, NDLR). » Ce nouvel atelier portera la capacité de traitement des déchets à 35 000 t/an à terme, soit le double de la capacité actuelle.
* Pneus, bois déconstruction, déchets solides broyés triés et préparés.
Le nouvel atelier est un site pilote qui comprend diverses activités : convoyage, stockage et alimentation du four en déchets, installation de séchage (démonstrateur pilote), traitement des éléments chlorés issus des déchets traités. Sa réalisation a fait appel notamment à des entreprises locales. Depuis 10 ans, le groupe a investi 25 M€ à Port-la-Nouvelle, dont 4,4 M€ un 1er atelier de valorisation des déchets qui a été détruit par un incendie début 2019. « Les appels d’offres d’entreprise sont en cours pour une remise en service à l’été 2020 », précise-t-il.
Les entreprises qui sont intervenues :
Agripal, Ams, Bernues, Buesa, Cir Perpignan, Cuenda, Echaf'aude, Ete, Fauche, Fondasol, Fronton Tp, Hugon, Imtm, Lavoye, Metaprod, Moliner, Razel, Samard, Spie, Uxello.










