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Hérault / Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 6/09/2019

Promotion immobilière : un marché toujours plus tendu en ex-LR

2 072 logements ont alimenté le marché immobilier en ex-LR au 1er semestre 2019, soit deux fois moins qu’à la même période en 2018. « Il s’agit de la plus faible alimentation du marché sur un semestre observée depuis 2008. Le 1er semestre 2019 confirme l’annonce de la baisse d’activité sentie en 2018, indique Yohann Breuil, le directeur du bureau d’études Adéquation (agence de Montpellier) lors du bilan semestriel de l’activité immobilière, le 5 septembre. Ce point d'étape montre également que l’offre de logements neufs est tendue avec 3 565 logements proposés, représentant moins de 9 mois de stock contre 12 mois idéalement. « L’activité est freinée par le manque d’une offre nouvelle plus qu’à la demande qui est bien présente, commente-t-il. La pénurie de l’offre est certainement la rançon de la politique de métropolisation. Toutes les métropoles sont dans le rouge à l’exception de Lyon qui résiste grâce à la validation du PLU-i (Plan local d’urbanisme intercommunal, NDLR), celui de Montpellier ne l’est pas encore. D'autres territoires, Bretagne notamment, expérimentent le démembrement pour donner du souffle à la production de logement. »

L’effet prix s’accélère
Faute d’offres suffisantes et une pression continue sur les prix (4 070 €/ m2 en LR), le nombre de vente chute de 29 % (2 414 ventes contre 3 389 en 2018). « Les prix atteignent 4 422 €/ m2 à Montpellier, soit une hausse de 330 € à surface égale (53 m2 en moyenne, NDLR) sur les 6 derniers mois », souligne Yohann Breuil. Tous ces signaux sont « le signe d’un marché durablement sous-offreur, poursuit-il, craignant une continuité du cycle de ralentissement de l’activité eu égard au contexte électoral de 2020 et ses effets induits sur les années suivantes.

Un marché sous-offreur
« Dans le quartier Parc Marianne, il y a moins de 20 logements disponibles actuellementLe marché montpelliérain est entré dans une logique de pénurie de l’offre avec 1 876 logements disponiblesLe volume des ventes baisse de 22 % avec 1 435 ventes réalisées au 1er semestre 2019 ». Autre point noir du marché montpelliérain, le recul de 40 % des mises en vente (soit 1 269 logements). « Si 36 programmes sont en cours sur la métropole de Montpellier, aucune opération n’a été lancée depuis le début de l’année sur les villes de Juvignac, Lattes et Saint-Jean-de-Védas », pointe Yohann Breuil. Le manque d’offre dans le neuf inquiète aussi Norbert Bachevalier, président de la FNAIM de l’Hérault. « S’il n’y a pas d’offre suffisante dans le neuf, il n’y a pas assez de rotation dans les logements anciens pour dynamiser notre marché », pointe-t-il en dénonçant aussi un manque de logements de type T4/T5 disponibles à Montpellier.

Le marché secondaire s’essouffle aussi
Le marché des villes secondaires (hors Montpellier) montre aussi des signes d’essoufflement au 1er semestre 2019. Les mises en vente s’effondrent (- 58 %) et touchent particulièrement les villes de Sète (-81 %) ou encore Narbonne (-82%) et Béziers (-77 %) en raison de leur sortie du zonage B2 (éligibilité du dispositif fiscal Pinel). Les ventes reculent de 37 % avec seulement 979 ventes réalisées, à l’exception du marché nîmois qui enregistre une progression de 11% (268 ventes) grâce à bon niveau de stock (12,2 mois). Pour autant, contrairement à la région de Montpellier, l’activité de ce marché secondaire semblait réactivé depuis 2018 porté par des prix stables (Perpignan : 3 170 €/m2Nîmes : 3 290 €/m2) sauf à Sète qui affiche une hausse de 3 % (3 600 €/m2).

 

 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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