Vers une levée de 25 M€ pour Prométhée
Située entre Pantin (93) et Toulouse, la société spatiale Prométhée envisage de lever « 25 M€ au total », indique à La Lettre M Olivier Piepsz, fondateur. « Cette enveloppe inclut à la fois les 2,2 M€ levés en septembre 2020*, un nouveau tour de table d'environ 10 M€ qui doit être bouclé dans les prochaines semaines et un effet de levier en soutien public de l'ordre de 12 M€ », précise le dirigeant de la société de 35 salariés fondée en janvier 2020. Son obsession ? « Tenir la montre, dans un univers très compétitif. C'est la clé du succès ! » Passé par l'Esa, Dassault Aviation et Safran, Olivier Piepsz apporte à la start-up une connaissance fine des problématiques du secteur, mais aussi de la gestion de sujets sensibles à l'international. Positionnée au cœur des problématiques du NewSpace, Prométhée développe une plateforme de valorisation des données spatiales et prépare la mise en orbite, prévue fin 2023, de sa propre constellation de quatre nanosatellites. « Pour cela, nous devons aller très vite et nous associer avec les meilleurs », martèle Olivier Piepsz.
Un vingtaine de nanosatellites en 2024
En mettant à la disposition des gouvernements, mais aussi des industriels, des services d'intelligence environnementale et stratégique dans une approche souveraine, Prométhée embrasse plusieurs champs d'application, de la détection des feux de forêt à la gestion de l'eau en passant par l'urbanisme, la sécurité alimentaire ou encore la protection des infrastructures critiques. « La technologie nous permet aujourd'hui de proposer des services d'observation de la Terre en quasi-temps réel, se réjouit Olivier Piepsz. La période que nous traversons nous fait prendre conscience de l'interdépendance du monde. On ne résout des problèmes locaux qu'avec des moyens globaux. » La société s'adresse ainsi notamment aux pays émergents, dont les besoins sont nombreux. Prométhée, qui vise 400 k€ de chiffre d'affaires cette année, pourrait compter « une vingtaine de nanosatellites en orbite fin 2024 », assure le dirigeant, qui voit dans l'écosystème spatial toulousain un terreau « riche de compétences extraordinaires, associé à un réel soutien public ».
*Levée réalisée auprès d'investisseurs privés, mais aussi de trois groupes : Groupe ADF, Hemeria et Comat.










