Une convention pour moderniser et professionnaliser les services à la personne
Le conseil général des P.-O. signe avec l’Etat et la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) une convention visant à moderniser et professionnaliser les services d’aide à la personne, dans le cadre des rencontres départementales de l’aide à domicile, qui ont réuni hier, 26 mai, près d’une centaine d’acteurs du secteur à Perpignan.
Près de 900 000 € pour lancer le programme d’actions
Une convention qui se traduit par un programme d’action se déclinant autour de quatre axes (moderniser la gestion des services à domicile, agir pour valoriser les métiers de l’aide aux personnes dépendantes et fragilisées, structurer l’offre de services pour des solutions innovantes et de proximité, développer les outils d’observation et d’analyse des besoins) et portant sur un budget global de 875 394 € dont 634 373 € émanent d’une subvention du CNSA. « La CNSA bénéficie d’une ligne budgétaire lui permettant d’intervenir aux côtés des acteurs locaux et leurs partenaires pour moderniser les services rendus, trouver les compétences et professionnaliser les personnes qui interviennent » précise Bernadette Moreau, directrice de la compensation au sein du CNSA.
2 300 agents sur le département
L’aide à domicile concerne, dans les P.-O., 8 229 personnes fragilisées (hors établissements), au titre de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), de la PCH (Prestation de compensation handicap) et des services ménagers. Le nombre de personnes en perte d’autonomie est en constante augmentation : le nombre de bénéficiaires de l’APA s’est accru de 46 % depuis 2006. 59 structures interviennent auprès de ce public. « Notre mission est de qualifier ces emplois occupés par 2 300 agents sur le département, précise Jean-François Delage, préfet des P.-O. Ce sont de vrais métiers qui méritent la reconnaissance des compétences à travers la VAE, un accès à la formation et une rémunération satisfaisante ». « Ces emplois sont occupés par des personnes qui travaillent dans des conditions de précarité maximales. Ce sont souvent des femmes passionnées, mais pas ou mal préparées, concède Christian Bourquin, le président du conseil général des P.-O. A travers cette convention, nous mettons les moyens pour les préparer, pour les professionnaliser. Cet argent public, c’est celui de nos impôts et chacun comprendra qu’on ne fait pas n’importe quoi ». Le programme d’action comprend aussi la création d’un observatoire qui va, selon le préfet des P.-O., « apporter une vision économique et plus globale de ce système. Il permettra aussi de voir les évolutions de ce secteur ».










